Honore Champion

  • Ce volume contient les oeuvres suivantes : Le Jugement de Renart - Le Siège de Maupertuis - Renart teinturier. Renart jongleur - Le Duel judiciaire - La Confession de Renart - Le Pèlerinage de Renart - Le Puits - Le Jambon enlevé. Renart et le grillon - L'Escondit - Les Vêpres de Tibert - Chantecler, Mésange et Tibert - Tibert et l'andouille - Tibert et les deux prêtres - Tiécelin. Le Viol d'Hersent - Renart et les anguilles - Pinçart le héron - Renart et Liétard - Renart et Primaut - Renart et Primaut - Renart le Noir - Renart médecin - Renart empereur - Le Partage des proies - La Mort de Renart. Les autres branches du «Roman de Renart» : La Mort de Renart (fin) - Isengrin et le prêtre Martin - Isengrin et la jument - Isengrin et les deux béliers - La Monstrance du cul - Comment Renart parfit le con - Renart magicien - Les Enfances de Renart - L'Andouille jouée au morpion. Autres écrits renardiens : Du noble lion ou La Compagnie de Renart - Philippe de Novare : Mémoires (extrait) - Récits d'un ménestrel de Reims : Exemple d'Isengrin et de la chèvre - Rutebeuf : Renart le bestourné. Sur Brichemer - Le Couronnement de Renart (vers 1675-2794) - Jean de Condé : Dit d'Entendement (vers 762-1075) - Dit de la queue de Renart. Édition publiée sous la direction d'Armand Strubel avec la collaboration de Roger Bellon, Dominique Boutet et Sylvie Lefèvre. Édition bilingue.

    Sur commande
  • Le présent livre offre la traduction intégrale du premier volume des Poésies de Charles d'Orléans, poète lyrique du XVe siècle, d'après l'édition de Pierre Champion parue dans la collection des Classiques Français du Moyen Age, n° 34, chez H.
    Champion. De nombreux poèmes sont traduits pour la première fois, en particulier des chansons, des complaintes et des caroles, et quelques poèmes anglais et latins du duc, ainsi que des textes d'auteurs de son cercle littéraire. Ce livre entend donc fournir un outil d'accès à l'oeuvre d'une des figures majeures de la fin du Moyen Age et du patrimoine littéraire. L'introduction est inspirée par les recherches récentes sur le duc d'Orléans et sur la lyrique de la fin du Moyen Age ; les notes apportent des éclairages sur le contexte littéraire, historique, culturel et ouvrent des pistes de lecture.
    Le glossaire, renouvelé par rapport à celui de P. Champion, propose enfin un apport complémentaire à la traduction pour faciliter la lecture du texte original.

    Sur commande
  • Avec le Roman de Thèbes s'opère la naissance d'un genre littéraire dont le succès ne s'est pas démenti.
    Premier volet de la " triade classique " avec les romans d'Eneas et de Troie, le Roman de Thèbes constitue bel et bien notre premier roman, avant ceux de Chrétien de Troyes. C'est en même temps une oeuvre plurielle, traduction, adaptation, recréation, qui tantôt suit de très près son modèle, tantôt s'en affranchit avec la plus grande liberté. Comme la Thébaïde de Stace, sa source, l'auteur médiéval relate la guerre fratricide des deux fils d'Oedipe, Etéocle et Polynice, à la manière des chansons de geste contemporaines.
    Mais le péché de Jocaste semble bien loin, et des figures féminines comme Antigone et Ismène prennent un relief particulier, dans la fraîche innocence de leurs amours. En même temps, le monde antique semble habillé aux couleurs du Moyen Age. Mais la pratique de l'anachronisme (ou plutôt de l'anachronisation) semble ici concertée. La coexistence de l'antique et du médiéval aboutit à des synthèses de caractère baroque, répondant à un goût certain pour l'insolite.
    C'est dire que dès son apparition, le Roman de Thèbes frappe par sa nouveauté, son originalité, sa liberté de ton. Le souhait d'immortalité formulé il y a plus de huit siècles par son auteur semble désormais exaucé.

    Sur commande
  • La chanson de geste d`Ami et Amile ne nous a été conservée que par le seul manuscrit 860 du fonds français de la Bibliothèque Nationale. Elle comprend 3504 vers répartis en 177 laisses.
    Comme les autres et nombreuses versions d`une légende répandue au Moyen Âge, Ami et Amile célèbre l`amitié quasi surhumaine de deux hommes. Datant des environs de 1200, la chanson constitue un développement assez élaboré de la version "romanesque" assez proche de la version primitive de l`épître de Raoul le Tourtier.

    Sur commande
  • Vraisemblablement composées dans la seconde moitié du XIIIe siècle, les monumentales Enfances Renier mettent en scène l'extinction du lignage de Guillaume d'Orange et l'ascension du petit-fils du célèbre Rainouard au tinel. Enlevé à sa nourrice, Renier, fils de Maillefer, est vendu par son ravisseur à un marchand qui le remet en tribut à l'émir de Venise. Jeté aux lions, l'enfant est recueilli par la fille de l'émir. Cette dernière décide de l'élever en secret. Auréolé de tous les dons, Renier connaît une enfance, puis une adolescence heureuses, jusqu'au jour où il prend conscience qu'il est un trouvé. Ignorant les larmes de sa protectrice, qui s'est éprise de lui, il part en quête de ses origines. S'ensuit une série de péripéties qui voit le héros retrouver ses parents, épouser sa promise et aider l'héritier du trône de Grèce à reconquérir ses terres. Empreinte de romanesque, cette chanson de geste tardive, sans doute remaniée par un trouvère qui aurait suivi Charles d'Anjou en Sicile, prolonge, parachève et dépasse la geste guillaumienne. Grâce à cette traduction, le lecteur d'aujourd'hui pourra apprécier un précieux témoin de l'évolution du genre épique au tournant des XIIIe et XIVe siècles.

    Sur commande
  • Aiol, chanson de geste conservée par un seul témoin, constitue, avec Elie de Saint-Gilles qui la précède dans le manuscrit, la « Geste de Saint-Gilles ». Mêlant les exploits chevaleresques au comique parfois le plus cru, le poème relate les aventures du héros éponyme, célèbre au Moyen Âge pour sa naïveté et sa pauvreté. Aiol part à la reconquête des biens et de l'honneur de son père Elie, calomnié par le traître Makaire et exilé par l'empereur Louis. Ses périples le conduiront à travers la France, en Espagne, et même au-delà de Venise : il deviendra un redresseur de torts et un pourfendeur de brigands, affirmera sa valeur morale et gagnera une épouse, la belle Mirabel. Avec ses 11 000 vers, cette chanson enchaîne, sur un rythme soutenu, les épisodes les plus variés et propose un tableau assez complet de la thématique épique à la charnière des XIIe et XIIIe siècles. La copie picardisante du texte associe alexandrins et décasyllabes d'une coupe très rare (6/4).

    Sur commande
  • Artus de Bretagne est un roman en prose néo-arthurien, vraisemblablement composé autour de 1300 par un clerc de la cour du duc Jean II de Bretagne, qui met en scène Artus, fils d'un duc nommé Jean de Bretagne et descendant de Lancelot, qui conquiert et épouse la belle Florence, fille du roi Emenidus, qui règne sur le Sorelois, une terre orientale, avec l'aide du clerc Étienne et de la fée Proserpine. Promis à un relatif succès de librairie à la Renaissance, ce roman, longtemps méconnu, renouvelle la tradition arthurienne, en explorant un chronotope original, après la mort du roi Arthur, entre Orient et Bretagne armoricaine. Nourri de réécritures du Lancelot en prose, du Tristan en prose, mais aussi imprégné par les chansons de geste et le Roman de la Rose, Artus met en récit le traditionnel débat du clerc et du chevalier, en campant Étienne en rival d'Artus, Étienne qui, clerc, est finalement adoubé chevalier. La traduction proposée, fondée sur l'édition de Christine Ferlampin-Acher publiée dans la Collection des Classiques Français du Moyen Âge en 2017, présente une introduction qui situe l'oeuvre, en analyse les enjeux poétiques et politiques (en relation avec les rêveries de croisade du duc Jean II de Bretagne), et montre comment l'auteur construit une pseudo-mythologie solaire autour d'un héros restaurateur de la lumière et d'une fée nommée Proserpine. Souvent souriant, spirituel, ce roman propose un renouvellement original de la matière arthurienne et des traditions construites autour d'Alexandre le Grand.

    Sur commande
  • Oswald von Wolkenstein (1376/77-1445), chevalier, poète, compositeur, chanteur, est le premier poète cosmopolite de la littérature allemande. Ses aventures l'ont mené dans presque tous les pays connus de son époque. Ce qui est fascinant dans ses poèmes, c'est qu'il retrace sa vie dans les perspectives les plus diverses. Ainsi, en variations toujours nouvelles, Oswald sait décrire ses expériences dans le domaine de la chevalerie et de l'amour. L'extraordinaire richesse de ses poèmes ressort du choix que nous offrons : celui-ci permet un regard en profondeur sur une poésie qui reste vivante par-delà les siècles.

    Traduits et présentés par Danielle Buschinger et Sieglinde Hartmann.

    Sur commande
  • La Prise de Cordres et de Sébille est une chanson de geste du Cycle de Guillaume d'Orange, à la fois inachevée et contenue dans un manuscrit unique. La traduction de ce texte peu étudié et assez méconnu se fonde sur une nouvelle édition de cette chanson issue du manuscrit D. Composé au XIIIe siècle, ce poème narre les difficultés rencontrées par Guibert, le plus jeune des fi ls d'Aymeri de Narbonne, pour asseoir son autorité sur le royaume d'Andrenas, qu'il va devoir disputer par les armes au monstrueux Sarrasin Butor. Au terme de nombreuses péripéties entrelaçant épisodes épiques et aventures romanesques et mettant en scène héros de la Geste, belles Sarrasines gagnées par amour à la cause chrétienne, convertis fidèles et Sarrasins cruels, l'ordre est rétabli et la famille de Narbonne peut à nouveau projeter son aura harmonieuse sur un univers épique apaisé.

    Sur commande
  • Le Tristrant d'Eilhart von Oberg est la seule version romanesque complète de la légende de Tristan au XIIe siècle. En outre, il est ancien (on le date de 1170 ou de 1190). C'est pourquoi il occupe une position clef dans les recherches sur la tradition poétique relative à Tristan au Moyen Âge. Pour la présente traduction, c'est le texte du manuscrit de Heidelberg qui a été ch oisi car, selon nos analyses, il semble le mieux correspondre au texte original, "primitif ", d'Eilhart. Une traduction française du Tristrant d'Eilhart von Oberg sera la bienvenue auprès du public, aussi bien allemand que français.

    Sur commande
  • Comme de nombreuses chansons de geste de la fin du XIIe siècle, Doon de la Roche est une oeuvre foisonnante. L'ensemble du récit combine agréablement, en effet, aventures épiques et péripéties romanesques, motifs guerriers et pauses lyriques, histoires de famille et questionnement féodal. Grâce à cette polyphonie, qui éloigne de la stricte tradition épique, Doon de la Roche s'inscrit dans une véritable constellation générique.

    La duchesse Olive, soeur du roi Pépin, mariée à l'humble Doon de la Roche, est victime d'une simulation d'adultère ourdie par un traître jaloux. Condamnée par un flagrant délit organisé, elle est répudiée et exilée. Son fils Landri n'a alors de cesse de prouver l'innocence de sa mère et de lui restituer son honneur et ses terres. Son parcours est raconté en parallèle de celui de son père Doon ; il s'agit à la fois d'un voyage au sens géographique du terme - puisqu'il le conduit vers Constantinople - mais aussi de l'accomplissement d'un destin, dans lequel se lit en filigrane une mise en question de la hiérarchie féodale.

    En effet, les personnages, distribués d'une façon quasi-systématique en duos manichéens, incarnent cette tension entre un ordre féodal conservateur et une autre perspective de gouvernance et de justice. À cet égard, la place accordée aux figures féminines ne manque pas de modernité : le récit offre particulièrement à Olive et à Salmadrine, la digne fille de l'empereur de Constantinople, une étoffe héroïque qui leur permet de marquer l'histoire de leur empreinte.
    La présente traduction, d'un manuscrit unique et souvent difficile, se veut d'abord l'occasion de re-découvrir une oeuvre stimulante.

    Sur commande
  • Le Dit de la Marguerite, le Dit de la Rose, le Dit de la Fleur de Lis et de la Marguerite, le Dit du Cerf Blanc, édités en 1979 par Anthime Fourrier, appartiennent à la dernière période de production du poète-compositeur Guillaume de Machaut (1300 1377). Ces courts poèmes, allégoriques et courtois, transmettent un art d'aimer inséparable d'une réflexion sur la création poétique. Ils renvoient, d'une part, aux vastes compositions antérieures de Machaut (le Livre du Voir Dit, la Fontaine Amoureuse ou le Remède de Fortune) et rappellent, d'autre part, le Prologue général de ses oeuvres, rédigé à la fin de sa vie et considéré véritablement comme son art poétique. Dans ces quatre beaux poèmes, le langage des fleurs et la symbolique animale éclairent de leurs derniers feux la quête amoureuse et esthétique du "Maître".

    Sur commande
  • Le Moyen Âge, âge d'or de la courtoisie, n'en a pas moins connu de nombreuses remises en question des comportements et des moeurs qui sévissent à la cour. Ce volume réunit deux satires de la vie curiale. L'Abusé en cour (vers 1470), d'auteur inconnu, nous offre la confession d'un homme qui, proche de la mort, narre ses aventures à la Cour où il a perdu son temps et son crédit. Ce récit, qui met en scène des allégories et utilise les ressources des Rhétoriqueurs, resta célèbre jusqu'à la fin du XVIe siècle. Le Curial est la traduction faite vers 1475 par un auteur inconnu du Libellus de vita curiali qu'Alain Chartier composa vers 1420-1430. Ce serviteur du roi exprime lui aussi une véhémente condamnation de la vie à la cour, qu'il a bien connue et à laquelle il oppose les charmes d'une vie tranquille et libre.

    Sur commande
  • Le Parzival est l'une des uvres les plus importantes de la littrature mdivale allemande. Il est l'un des tmoins des relations particulirement troites entre la littrature franaise et allemande au Moyen ge, puisque Wolfram von Eschenbach reprend une uvre capitale de Chrtien de Troyes, Perceval ou le Conte del Graal. D'un ct, il y a le monde arthurien, qui n'est plus sans gal ; en face de lui, il y a le monde de l'Orient : la chevalerie est la forme idale de vie aussi bien dans l'un que dans l'autre. En introduisant le monde de l'Orient dans son roman, Wolfram relativise l'importance du monde arthurien, qui n'est plus seul en son genre et qui perd par l de son importance. Schastel marveil fait partie du monde arthurien, et Gawan est son reprsentant idal. Suprieur ces deux mondes chevaleresques est le monde du Graal ; tous ses membres sont appels directement par Dieu, sans l'intermdiaire de l'glise, pour servir le Graal et pour servir l'ensemble de la socit humaine - dans la mesure o ils peuvent tre envoys dans des pays privs de souverains pour restaurer la paix, la justice et l'ordre. Ils constituent une lite, qui est originaire des deux chevaleries profanes, de la chevalerie orientale dans la personne de Feirefiz, demi-frre de Parzival, et de la chevalerie occidentale. Le fils de Feirefiz, Johann, fondera ensuite en Orient le pendant du monde du Graal. Sous le signe du Graal, Orient et Occident sont runis. De la sorte, Wolfram bauche, destination de la noblesse de son poque, un modle idal - utopique - de socit, l'idal d'une socit aristocratique et chevaleresque universelle, englobant l'Orient et l'Occident, et libre du dogme de l'glise. Wolfram a ainsi russi faire du roman inachev de Chrtien un pome runissant trois, voire quatre mondes : il a fait clater le cadre du roman arthurien pour crer une cosmologie, une sorte d'histoire universelle.

    Sur commande
  • Le roman de Tristan en prose, immense somme chevaleresque des années 1230-1240, a été aussi célèbre que le Lancelot en prose, son prédécesseur immédiat.
    Pendant tout le Moyen Age et jusqu'au XVIe siècle, de très nombreux manuscrits ont vu le jour, souvent ornés d'une importante illustration. On n'a cessé de transcrire et de transformer, de raccourcir et d'allonger le texte. Cette oeuvre en perpétuel devenir a longtemps fasciné des générations de lecteurs. L'érudition contemporaine distingue plusieurs rédactions différentes, pourvues non seulement de variantes stylistiques mais aussi d'épisodes et de développements particuliers.
    Le tome qui est traduit ici nous donne un aperçu significatif de l'inspiration de la version la plus répandue, communément appelée la Vulgate. Il nous introduit au coeur du texte, du moment où l'auteur s'éloigne de plus en plus du schéma ancien de l'histoire de Tristan et Yseut et donne une épaisseur nouvelle au récit en multipliant les personnages et les aventures chevaleresques. Il est question ici des chevauchées et des combats de Lancelot, le plus prestigieux des chevaliers de la Table ronde, de la passion fatale de Kahédin pour la reine Yseut, et, à la fin du texte, de la réapparition de Tristan, qui revient à la raison après une crise de folie.
    Les deux thèmes essentiels de l'oeuvre, la prouesse des chevaliers errants et la passion amoureuse se mêlent ici et dessinent un contrepoint puissamment contrasté.

    Sur commande
empty