Paleo

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  • « Je vais maintenant, dans mon second livre, examiner, avec l'aide de Dieu, ce qui a été publié par les anciens docteurs et raconté par les historiens , sur les saints Apôtres et les hommes apostoliques. Je désire recueillir en peu de mots leurs actions , autant que me le permettra l'inspiration du Saint-Esprit. Sur la demande de mes confrères , je vais rechercher avec soin la suite des pontifes romains et de leurs collaborateurs dans la vigne de Sabaoth : je parlerai d'eux dans un style véridique.

    Depuis le bienheureux Pierre, auquel le Seigneur Jésus-Christ dit ces paroles : « Je vous donnerai les « clefs du royaume des cieux, » jusqu'au pape Innocent, présentement assis sur le siège apostolique, on compte cent onze pontifes romains. Je désire, dans le livre suivant , publier ce qui concerne tous ces papes, dont il est fait mention dans les Gestes des Pontifes.

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  • Première traduction française de l'intégralité du manuscrit du Vatican (200 recettes), avec les recettes additionnelles des autres manuscrits et de la version imprimée au XVe. Edition du manuscrit d'Orléans.
    Présentation, traduction, notes et glossaire : Jean-François OSTA-THEFAINE.

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  • En août 1400 Nicolas de Baye est élu greffier civil du Parlement de Paris.
    A ce titre il est chargé de rédiger le compte rendu de toutes les audiences de la cour, du dépouillement des votes, et de certaines missions dans les affaires les plus délicates. C'est un des témoins clefs des événements du royaume de France, dans leurs aspects les plus politiques comme les plus quotidiens. Aussi les registres qu'il a tenus sont-ils du plus grand intérêt. D'autant que, s'il y rapporte scrupuleusement toutes les affaires dont il doit avoir connaissance, il ne manque pas de les accompagner de ses commentaires et de ses remarques.
    Qui plus est, Nicolas de Baye a tenu son propre journal, rédigé en latin, où il y développe les questions qui ne peuvent être inscrites officiellement dans les registres. C'est l'ensemble de ces documents que l'on trouvera dans ce volume. Nous y avons joint toutes les pièces et actes d'époque ayant trait aux personnes et aux affaires mentionnées.

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  • Arrivé à la fin du volume de Grégoire, j'ai continué à écrire dans ce livre les faits et gestes des temps postérieurs les recherchant partout où j'en ai pu trouver le récit, et racontant, sur les actions des rois et les guerres des peuples, tout ce que j'ai lu ou entendu dire, ou vu moi-même, et ce que je puis attester.
    J'ai tâché d'insérer ici tout ce que j'ai pu savoir depuis le temps où Grégoire s'est arrêté et a cessé d'écrire, c'est-à-dire, depuis la mort du roi Chilpéric.

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  • " nous voulons raconter les miracles que nous admirons de notre temps, en choisissant pour nos récits les plus signalées de ces vertus du saint, de façon que, si le sujet ne peut être étendu en un grand nombre de pages par l'habileté de l'écrivain, il gagne du moins en hauteur par la grandeur des faits.
    ".

  • " J'avais dans ce temps-là un clerc, nommé Armentaire, lequel était très savant dans les lettres spirituelles, et dont la facilité était si grande à saisir les modulations de la musique qu'on eût cru qu'il l'écrivait couramment sans avoir besoin d'y réfléchir. Il était très zélé dans son service, et très fidèle en ce qu'on lui confiait. Mais, sous l'influence d'un poison qui agissait par des pustules d'un mauvais caractère, il perdit le sens et fut réduit à ce point de ne pouvoir plus rien comprendre, ni rien faire. La troisième nuit après notre arrivée à la sainte basilique, nous nous disposâmes à veiller et... "

  • " La tradition ancienne rapporte qu'il y eut à Clermont un jeune homme et une jeune femme qui, joints par le mariage et dormant dans le même lit, ne se souillèrent jamais l'un l'autre des voluptés charnelles. Après qu'ils eurent pendant bien des années, gardé secrètement la vie la plus chaste, ils convinrent tous deux que l'homme prendrait la tonsure et que la femme revêtirait l'habit religieux... Ayant enfin quitté le monde, ils furent ensevelis. Tous deux étaient dans la même église, mais les deux tombeaux se trouvaient contre des murailles opposées, l'un au midi, l'autre au nord. Le matin venu, on trouva les sépulcres placés tous deux dans la même direction, et ils sont encore de même aujourd'hui. Les gens du pays appellent cet homme et cette femme les deux amants et les honorent d'une vénération très grande. "

  • " Alors saint Rémi lève les yeux vers le ciel, et prie en silence et avec larmes. Aussitôt une colombe, blanche comme la neige, descend, portant clans son bec une ampoule pleine Je chrême envoyé du ciel. Une odeur délicieuse s'en exhale, qui enivre les assistants d'un plaisir bien au-dessus Je tout ce qu'ils avaient senti jusque là. Le saint évêque prend l'ampoule, asperge de chrême l'eau baptismale, et incontinent la colombe disparaît. Transporté de Joie à la vue d'un si grand miracle Je la grâce, le roi Clovis renonce à Satan, à ses pompes et à ses oeuvres, et demande avec instance le baptême. Au moment où il s'incline sur la fontaine de vie : Baisse la tête avec humilité, Sicambre s'écrie l'éloquent pontife, adore ce que tu as brûlé, et brûlé ce que tu as adoré ". Flodoard, historien, poète, clerc et archiviste, est né à Épernay en 893. C'est en 946 qu'il se voit confier la direction des archives de l église de Reims. Il compose alors l'Histoire de l'Église de Reims des origines à 948 et des Annales qu'il poursuit jusqu'à sa mort. Son oeuvre est primordiale pour la connaissance de l'histoire de l'évêché de Reims, la France du Nord, la Lotharingie et la Germanie.

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  • Cependant les iniquités contre lesquelles Hincmar avait toujours lutté, croissant et se multipliant de Jour enjour, la nation des Normands se répandit par tout le royaume des Francs. Comme alors la ville de Reims n'avait point de murailles, l'archevêque prit ce qu'il y avait de plus précieux en ses trésors, c'est-à-dire le corps du bienheureux saint Remi, et se réfugia dans les bois de l'autre côté de la Marne, où il garda pendant quelque temps le sacré corps en la ville d'Épernay. Après quelque séjour en ce lieu, il y mourut, et son corps fut rapporté au monastère de Saint-Remi, et déposé dans un tombeau qu'il avait fait préparer lui-même derrière le sépulcre du saint.

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  • " Dans ce temps existait Pierre Abailard, fameux docteur, mais qui avançait sur la foi des dogmes dangereux. Comme ses écrits commençaient à se répandre, des personnages érudits et fidèles rapportèrent à l'homme de Dieu les nouveautés profanes qu'us renfermaient. Bernard lui adressa secrètement de sages avertissements, et celui-ci promit de se corriger. Mais ce Pierre n'eut pas plutôt quitté l'homme de Dieu, que se fiant à sa grande expérience dans l'art de disputer, il rétracta l'engagement qu'il avait pris. Suppliant l'évêque de Sens de réunir dans son église un nombreux concile, il accuse l'abbé de Clairvaux d'attaquer ses livres en secret, ajoute qu'il est prêt à défendre ses ouvrages à la face de tout le monde. "

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  • " Le roi de France et ses seigneurs ne tardèrent pas à savoir que Phelippes d'Artevelle s'apprêtait à les combattre et qu'il avait avec lui soixante mille hommes, selon ce qu'on disait.
    L'avant-garde quitta la ville d'Ippre, le connétable de France et le maréchal s'éloignèrent d'une demie lieue et se logèrent entre Roulers et Rosebecque. Dès le lendemain, le roi et tous ses seigneurs les rejoignirent avec l'arrière garde et le reste des bataillons. A cette époque, les hommes logés dans les campagnes eurent la vie dure, car nous étions au coeur de l'hiver, au début du mois de décembre, et il ne cessait de pleuvoir.
    Comme tout le monde attendait la bataille, les hommes de l'armée passaient la nuit en armes. On disait toujours : Ils viendront demain ! "

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  • « Quand le duc de Lancastre entendit la réponse des Bordelais, il se rendit compte que les affaires pour lesquelles il était venu ici ne seraient pas réglées rapidement. Il l'avait supposé d'emblée et c'était bien ce qu'on lui avait laissé entendre. Malgré tout, il envoya son conseil à Bayonne. L'accueil fut le même qu'à Bordeaux ; ils n'obtinrent pas de réponses supplémentaires. Les prélats, les nobles, les conseillers des grandes villes de Gascogne, placés sous l'obéissance du roi d'Angleterre, se réunirent et prirent une décision unanime.
    Ils acceptaient de recevoir le duc de Lancastre dans leurs cités, châteaux et grandes villes, parce qu'il était le fils du roi Édouard d'heureuse mémoire, et l'oncle du roi Richard d'Angleterre. Mais à son entrée dans les forteresses, lui et les siens devraient, pacifiquement et de bonne volonté, jurer solennellement de ne pas faire usage de la force, et de payer tout ce qu'ils prendraient ; en outre, le duc devrait jurer de ne pas oppresser cette juridiction appartenant à la couronne d'Angleterre, par quelque voie ou action que ce soit. »

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  • "La maladie du roi fut un événement bien malheureux : il ne reconnaissait personne, y compris lui-même parfois.
    Quand on lui présentait la reine, il semblait ne l'avoir jamais vue auparavant. Il ne reconnaissait ni homme ni femme, hormis la duchesse d'Orléans. Il avait plaisir à la voir, en l'appelant sa belle-soeur. Le roi fut malade du mois de juin au mois de janvier suivant. On rassembla à plusieurs reprises les médecins royaux ; des médecins étrangers furent appelés à la cour de France, mais aucun d'eux ne put trouver la cause du mal ou un moyen de le guérir.
    La folie du roi cessa un temps et l'on crut que les prières et les oraisons faites chaque jour, en étaient la raison."

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  • "Lors de mon séjour en Béarn, auprès du noble comte de Foix, j'ai été informé de plusieurs affaires concernant le Portugal et la Castille ; quelques temps plus tard, je revins en Hainaut, à Valenciennes, pour m'y reposer un peu.
    J'ai alors entrepris de poursuivre l'histoire que j'avais commencée à rédiger. J'ai réalisé alors que je ne pouvais pas me mettre au travail, en ayant seulement à ma disposition la version des hommes du roi de Castille ; il me fallait donc entendre la version des Portugais, si je voulais des informations justes et fiables, comme j'avais eu la version des Espagnols et celle des Gascons, à l'hôtel du comte de Foix et lors de l'aller-retour accompli pour ce voyage.
    /> Je ne ménageai pas mes efforts et me rendit à Bruges, en Flandres pour voir les hommes de Lisbonne et les autres portugais."

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