Littérature traduite

  • Pour la première fois depuis plus d'un siècle, les milliardaires américains paient moins d'impôts, en proportion de leurs revenus, que chacun des autres groupes sociaux.

    Écrit par deux économistes qui ont révolutionné l'étude des inégalités, ce livre présente une analyse au scalpel de cette grande transformation.

    Mêlant récit historique et analyse économique, Emmanuel Saez et Gabriel Zucman analysent les choix (et non-choix) qui ont conduit au triomphe de cette injustice fiscale, de l'exonération progressive des revenus du capital au développement d'une nouvelle industrie de l'évasion fiscale, en passant par l'engrenage de la concurrence fiscale internationale. Avec clarté et concision, ils expliquent comment l'Amérique, qui a été à la pointe du combat pour la justice fiscale pendant la moitié du xxe siècle, a tourné le dos à sa propre tradition.

    Si l'on veut éviter que l'Europe ne s'enfonce dans la dérive inégalitaire et oligarchique qui a amené Donald Trump au pouvoir, il y a urgence à tirer les leçons de cette histoire. Car même si ce phénomène a été extrême de l'autre côté de l'Atlantique, le déclin de la progressivité fiscale dans un contexte de montée des inégalités n'est en rien spécifique aux États-Unis, et appelle des solutions globales.

    Le Triomphe de l'injustice propose une refondation de l'impôt à la fois visionnaire et pragmatique, à même d'apporter des solutions concrètes aux défis inégalitaires contemporains et de réconcilier la mondialisation et la justice économique.

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  • Entre promotion du marché et assistance, les solutions imaginées par les économistes pour lutter contre la pauvreté n'ont pas produit les miracles attendus. Cet échec pourrait-il être dû aux failles des théories plutôt qu'au caractère écrasant de la tâche ?
    C'est cette hypothèse que défend cet ouvrage. Les experts ont pris l'habitude de décider à la place des pauvres de ce qui est bon pour eux sans prendre la peine de les consulter. Abhijit V. Banerjee et Esther Duflo ont initié la démarche inverse. Plutôt que de s'interroger sur la cause ultime de la pauvreté, ils se sont intéressés aux choix qu'opèrent les pauvres en matière de consommation, de mode de vie et d'éducation afin de tester expérimentalement l'efficacité des méthodes préconisées pour améliorer leur sort. Faut-il distribuer gratuitement de la nourriture aux quelque 800 millions de personnes qui vivent avec l'équivalent ou moins de un dollar par jour ? Vaut-il mieux donner ou vendre les moustiquaires qui protègent du paludisme ? La microfinance est-elle le remède espéré pour sortir des " pièges de la pauvreté " ?
    À distance des réflexes partisans, ce livre aborde ainsi le défi du combat contre la pauvreté comme une série de problèmes concrets qui, une fois correctement identifiés et compris, peuvent être résolus un à un.

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  • Il est d'usage de dire que nous appartenons à un " âge séculier ". Nous, c'est-à-dire les membres des sociétés occidentales modernes, dont, qu'on s'en félicite ou qu'on le déplore, les églises se vident. Comment est-on passé d'un temps, pas si lointain, où il était pratiquement inconcevable de ne pas croire en Dieu, à l'époque actuelle, où la foi n'est plus qu'une possibilité parmi d'autres et va jusqu'à susciter la commisération ?L'une des explications les plus courantes de cette évolution consiste à affirmer qu'à la faveur des progrès de la science, la vérité aurait finalement triomphé de l'illusion, nous poussant à ne chercher qu'en nous-mêmes notre raison d'être et les conditions de notre épanouissement ici-bas.En révélant les impensés de ce récit classique de la victoire de l'humanisme qui fait du " désenchantement du monde " la seule clé de l'énigme, Charles Taylor entreprend une relecture intégrale de la modernité. Loin d'être une " soustraction " de la religion, la sécularisation est un processus de redéfinition de la croyance qui a vu se multiplier les options spirituelles. Si plus aucune n'est en mesure de s'imposer, les impasses du " matérialisme " et les promesses déçues de la modernité continuent d'éveiller une quête de sens.

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  • La démocratie et l'économie de marché dominent le monde, mais sous des formes souvent l'une et l'autre caricaturales. Combinées, elles peuvent alors se transformer en "engin de conflagration", singulièrement dans les pays où se côtoient une minorité ethnique riche et dominante et de vastes majorités appauvries, comme c'est le cas dans de très nombreuses régions du monde en développement. La diffusion d'une économie de marché non régulée renforce en effet l'avantage des minorités enrichies, tandis que la diffusion d'une démocratie réduite au suffrage augmente le pouvoir des majorités miséreuses. Se creusent et s'aiguisent ainsi des inégalités vertigineuses, qui alimentent d'autant plus vivement toutes sortes de violences sociales, civiles et politiques qu'elles sont greffées sur une lecture ethnique de ces réalités.
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    Les Occidentaux n'ont pas vraiment connu cette "démocratie de marché" à l'état chimiquement pur. Mais c'est pourtant sous cette forme qu'ils en ont favorisé l'exportation à travers le monde. Voyageant de l'Asie du Sud-Est à l'Amérique latine, de l'Afrique aux Balkans et à la Russie, Amy Chua retrace, sous la forme d'un vaste reportage intellectuel, l'histoire de cette autre mondialisation.

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