• « À quoi pensent-ils, ces cousins animaux, et si nous leur donnions la parole - simple expérience par la pensée - qu'auraient-ils à nous dire ?

    Même culturellement à des années-lumière du primate non humain le plus évolué, nous ne pouvons, malgré tout, échapper totalement au trouble de cette parenté. L'évolution reste une histoire de famille.

    Un rapport de fascination existe, probablement parce que, si j'ose dire, il s'en est fallu d'un poil, d'une plume ou d'une écaille.

    Et ce n'est pas l'étude de l'évolution cérébrale, objet de cet ouvrage, qui pourra infirmer cette étrange attirance, parfois mêlée de répulsion, pour un monde animal si proche et si lointain.

    On ne devra donc pas s'étonner si ce livre s'attarde longuement sur la question du langage, de sa possibilité mécanique et de son contenu intellectuel. Pour pousser l'interrogation plus loin avant, l'animal non humain ne serait-il pas à la fois mort et vivant ? par privation de langage. » A. P.

    Un livre magistral qui nous fait pénétrer au coeur des mécanismes évolutifs qui sont à l'origine de notre espèce, et nous éclaire sur la spécificité du cerveau humain, sur le statut de l'animal et sur la place des humains dans le cours de l'histoire des espèces.

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  • Face à la diversité du vivant et à sa plasticité, autrement dit à son extraordinaire capacité d'adaptation au milieu, comment lui donner une définition univoque et stable ? Si la biologie englobe l'homme, la spécificité de notre espèce ne remet-elle pas en cause le cadre naturalisant ou animalisant forgé pour appréhender l'objet de cette discipline ?Toute théorie du vivant se heurte nécessairement à ces questions fondatrices. Tenter de les résoudre revient dès lors non seulement à interroger les avancées de la biologie et, notamment, de la neurobiologie, mais aussi à confronter celles-ci aux autres sciences, avec lesquelles elles entretiennent des rapports complexes : chimie, physique et mathématiques en premier lieu, mais aussi sciences humaines et sociales. Si les frontières entre les unes et les autres sont plus malaisées à tracer qu'il n'y paraît, c'est à un dialogue renouvelé entre elles que nous invite cet essai, tout en récusant la simple transposition des modèles d'une discipline à l'autre.À travers les notions centrales d'évolution des espèces et des individus (individuation), cet ouvrage montre comment les résultats les plus récents de la recherche bouleversent notre compréhension du vivant. Au-delà, il pose la question de la place des sciences et de l'ensemble des pratiques culturelles dans notre compréhension du phénomène humain.

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  • Qu'est-ce qui distingue le cerveau d'un homme de celui d'un chimpanzé ? pourquoi des jumeaux génétiquement identiques n'ont-ils pas le même cerveau ? comment rendre compte de nos capacités d'apprentissage ? paradoxalement, la découverte dans le cerveau en développement de gènes apparentés à ceux qui, chez la mouche, contrôlent le «patron» de l'organisme, l'emplacement et la forme des organes, éclaire ces questions d'un jour nouveau. pourtant, aucune fatalité génétique ne pèse sur l'individu humain. son système nerveux doué d'une extraordinaire plasticité le situe au sommet du règne animal. les techniques de greffes génétiques et cellulaires laissent entrevoir des applications thérapeutiques prometteuses. cependant, si l'utilisation de l'animal comme cobaye s'avère encore nécessaire, l'expérimentation sur l'homme soulève des questions éthiques redoutables. les avancées scientifiques récentes permettent aujourd'hui, s'il en était ainsi décidé, de modifier le patrimoine génétique de toutes les espèces vivantes, l'homme compris, et, pourquoi pas, de créer des formes animales nouvelles. mais qui en décidera ?


    Alain prochiantz, directeur de recherche au centre national de la recherche scientifique, dirige, à l'ecole normale supérieure, le laboratoire de développement et évolution du système nerveux. il a publié aux presses universitaires de france en 1988 les stratégies de l'embryon et, en 1990, claude bernard, la révolution physiologique.

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  • Est-il possible que nous ayons un ancêtre commun avec la mouche ? La pensée est-elle, comme on le croit, déposée dans le cerveau ? Quels curieux habitants notre génome, notre corps et même notre cerveau abritent-ils ? C'est à une formidable aventure de la science moderne - celle de la biologie du développement - que nous convie Alain Prochiantz. En s'appuyant sur les données scientifiques les plus récentes, mais aussi sur l'oeuvre des savants - Geoffroy-Saint-Hilaire, Darwin, Haeckel, Goethe même -, il défend ici avec passion et rigueur, contre le dogme positiviste du cerveau-machine, la conception romantique d' unité de la Nature. La découverte des gènes du développement, en effet, a ouvert la voie à une théorie biologique enfin libérée des modèles et de la logique issus des mathématiques de la physique. Mais cette découverte, qui rend possible la fabrication de nouvelles formes animales ou végétales et qui permet de faire ressurgir des formes anciennes, démontre aussi que les sciences de l'évolution ont atteint un nouvel âge : celui de l'expérimentation dont les conséquences médicales et économiques, par exemple dans la compréhension des mécanismes impliqués dans les pathologies humaines, peuvent être importantes. Alain Prochiantz dirige le Laboratoire de développement et évolution du système nerveux (CNRS), à l'Ecole normale supérieure. Il est l'auteur notamment des Stratégies de l'embryon et de La Biologie dans le boudoir.

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  • Deux cents ans après la naissance de Darwin, ses idées irriguent plus que jamais les sciences du vivant et nourrissent les réflexions et les débats sur la place de l'être humain dans la nature. Elles ne sont pas toujours, pour autant, bien comprises ni admises : aujourd'hui comme hier, renvoyer l'homme à son animalité reste inacceptable pour bon nombre de gens. Le colloque du bicentenaire organisé en 2009 par le Collège de France a voulu répondre à deux séries de questions : 1/ faire le point sur l'histoire de l'évolutionnisme et sur nos conceptions actuelles : la théorie de l'évolution, à la différence des dogmes, est elle-même évolutive et fait l'objet de discussions scientifiques souvent passionnées ; 2/ explorer l'être humain selon deux perspectives, celles de l'hominisation et de l'humanisation, afin d'articuler l'évolution biologique à ses dimensions culturelles et sociales. Conformément à l'esprit du Collège de France, les auteurs viennent de nombreuses disciplines : biologie, bien sûr, mais aussi philosophie, droit, sociologie, anthropologie, littérature. Grâce à ces regards multiples, ce livre offre un précieux outil de réflexion sur l'évolution passée et future de notre espèce.

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  • S'inspirant de la célèbrePhilosophie dans le boudoirde Sade, Alain Prochiantz a choisi la forme du dialogue pour nous expliquer les progrès et les enjeux de l'embryologie et de la neurobiologie. Loin d'annoncer l'asservissement de l'homme aux diktats de la science, ses leçons claires et amusantes montrent comment le développement du cerveau, sous la gouverne rigide de quelques gènes, conduit paradoxalement à l'affirmation d'une liberté abyssale qui abolit la notion même de Nature. Alain Prochiantz dirige le Laboratoire de développement et évolution du système nerveux (CNRS), à l'École normale supérieure. Il est notamment l'auteur desStratégies de l'embryon et de Claude Bernard, la révolution physiologique.

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  • Machine-esprit

    Alain Prochiantz

    Il n'y a que des individus dans la nature.
    Mais qu'est-ce qu'un individu ? Le sens de ce terme est-il le même pour tous : bactéries, plantes, oiseaux, souris, êtres humains ? La réponse, selon Alain Prochiantz, réside dans l'étude du développement, dans les gènes architectes qui tracent le plan du corps et nous éclairent sur l'évolution des espèces. Elle se trouve aussi dans l'histoire, toujours singulière, de tout individu. Mettant en perspective les données les plus récentes de sa discipline, il suggère que, par la grâce de quelques mutations et l'aventure évolutive de son cortex, l'Homme est comme sorti de la nature, et il propose une distinction radicale entre nous et les autres espèces.
    Relisant D'Arcy Thompson, Erwin Schrödinger, Léon Brillouin, mais aussi Alan Turing, Edward O. Wilson ou encore Richard Dawkins, il interroge les rapports entre la biologie et les autres champs du savoir.

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  • Une oeuvre d'art est, presque toujours, l'oeuvre d'un artiste, même s'il s'agit d'un« ready made », et celui qui la perçoit le fait aussi en tant que sujet. Ce qui rend toute oeuvre d'art inépuisable. C'est même peut-être à cela qu'on la reconnaît. On ne voit, lit, entend jamais deux fois la même oeuvre.
    La question est différente pour les scientifiques qui, depuis Galilée et le « grand livre de la nature écrit en langage mathématique », déchiffrent ledit livre sans que le sujet n'intervienne autrement que par son habileté de déchiffreur. La vérité est dévoilée et existe indépendamment du sujet qui la dévoile puisque c'est la nature qui se dévoile. L'allégorie a traversé le xixe siècle et reste bien vivante. Même si, on le constate très souvent, le voile montre parfois plus que le dévoilement.

    Qu'est-ce qu'une forme et pourquoi s'y intéresser aujourd'hui ? Si l'on se réfère au sens commun, une forme est un ensemble de traits caractéristiques - visuels, sonores, tactiles - qui permettent à une réalité physique d'être conçue, puis perçue. S'adressant à nos sens ou se constituant dans notre imagination, parfois à notre insu comme lors des rêves, les formes semblent être des entités premières, auxquelles ont à faire tous les champs du savoir et de la création.
    Les formes se meuvent, se déforment, s'érodent, se régénèrent. Nombreux et difficilement définissables sont les passages de la forme au difforme, du difforme à l'informe. Existe-t-il des formes qu'on ne peut nommer ? Et, à l'inverse, la langue est-elle capable d'émettre des énoncés qui n'évoquent aucune forme ? À quoi nous font rêver les formes ? À quelles formes rêvons-nous ? En interrogeant ainsi le rêve que peuvent susciter les formes, peut-être serions-nous tentés d'anticiper le moment où celles-ci, libérées de leur référent, devenues des signes dépourvus de sens, se mettraient elles-mêmes à rêver. On pourrait se demander alors : « À quoi rêvent les formes ? Quel est le rêve des formes ? »

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  • " Pourquoi faire se rencontrer des domaines aussi lointains que la poésie d'Ovide et la biologie du développement ?
    S'il y a eu rencontre, ce n'était pas pour deviser, mais pour fabriquer quelque chose ensemble: un spectacle.
    Le rapport homme/animal, la nutrition, la vache folle, mais aussi Apollon et Dionysos, Orphée et Pythagore, Io, Procné, Philomèle ou Myrrha, autant de motifs rêvés pour céder à l'envie de jouer avec les formes. Art métis que le nôtre, qui met en réseau littérature dramatique et écriture scientifique, vérité et fiction, textes de la tradition et prose d'aujourd'hui.
    Le spectacle a eu lieu. Le travail théâtral au cours des répétitions a fait son tri, hasardeux et nécessaire.
    Au lecteur de poursuivre ce bricolage à sa manière. " J.-F. P. et A. P.

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  • Ce nouvel ouvrage fait suite à La Génisse et le Pythagoricien, première station théâtrale du « traité des formes » élaboré par J.-F. Peyret et A. Prochiantz. La rencontre de l'homme de théâtre et du biologiste s'était faite d'abord autour d'Ovide et de ses Métamorphoses, la suite prend pour objet Darwin et la théorie de l'évolution.

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