• Faut suivre

    Guglielmi Joseph

    • Farrago
    • 14 Février 2005

    Le titre de ce poème pourra surprendre. Il fait suite à une période de vacance d'écriture. Et, ouvre, peut-être une autre voie. Où ce ne sont plus les cotations plagiaires ni les langues autres qui servent de détonateurs, mais des références à des hors-textes prestigieux, dont, ici, le tissu, le corps poétique lacérés s'inventent... Joseph Julien Guglielmi

  • Joe's bunker est composé de deux longs poèmes dominés par l'heptasyllabe, qui parfois dérange avec sa césure qui met à mal le rythme par un constant déplacement, mais qui, par ce moyen, révèle un rythme nouveau, déplacé, commandant le poème, le vers, les mots. La réflexion sur la métrique parcourt ce texte, dans lequel l'auteur cherche à donner une forme à l'inexprimé. Et il y réussit en donnant sens à ce montage de mots, de bribes de souvenirs et de journal intime, d'ébauches de réflexions morales, de citations.

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  • Détours cantos

    Joseph Guglielmi

    Détours Cantos frappe par l'inventivité formelle de sa langue, traversée par un plurilinguisme que Joseph Guglielmi tient depuis ses tous premiers livres. Les éditions Nous sont heureuses d'accueillir au catalogue l'auteur d'une oeuvre confirmée et exigeante, et dont le lien fort à l'Italie ainsi que la relecture d'une certaine histoire de la poésie (Dante, Pound) nous importent particulièrement.
    Ici, les Cantos d'Ezra Pound sont les inspirateurs indirects du poème. Avec l'Italie en toile de fond, la langue italienne qui ponctue irrégulièrement comme d'autres langues le texte à travers la géographie, l'Histoire, et la chanson des noms, Rapallo, Venezia, la tragédie d'Ezra dans la cage à Pise, avec le père ligure de l'auteur et la mère dans leur village natal près de Ventimille... Le poème (comme d'habitude) depuis La préparation des titres se colore des langues étrangères pour tenter sa survie.

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  • « Dans un hameau du Loiret, on peut voir les restes maladroitement restaurés d'une église de l'époque mérovingienne, lit-on laquelle conserve, miraculeusement, ce tympan énigmatique qui m'a frappé lors d'un séjour dans une ferme des environs. La sculpture de ce tympan présente les ondulations qui font penser à celles du cairn néolithique de l'île de Gavrinis (Morbihan). A cette sculpture s'ajoutent deux animaux et comme un soleil. Peut-être y a-t-il là comme une image de la création dans ce tympan considéré comme étant celui de la plus ancienne église de France. »

  • Ce livre rassemble les pages d'un cahier écrites au jour le jour, lors d'un voyage d'Hakodaté à Kyoto, de Tokyo à Nara. Il s'agit d'une immersion amoureuse dans un univers dont la langue et les images restent les témoins d'un périple inoubliable où les moments cardinaux furent les temples, les jardins (comme celui zen de Ryo an Ji), les plages et les lacs de Hokaïdo, les parcs de Ueno ou de Hibiya, le quartier mythique de Shinjuku et celui des geishas à Kyoto...

  • Une démarche inaugurée au début des années 60, qui oscillait entre Apollinaire et Reverdy.
    C'est dire qu'elle trahissait déjà une ambigüité manifeste...Ambigüité qui ne s'est jamais départie. En effet, entre Aube (1968) et la Préparation des titres (1980), la différence est flagrante. D'un regard vide à une saturation livresque, Guglielmi évolue librement avec plusieurs ouvrages tels que Fins de vers (où cependant l'obsession de l'octosyllabe se fait sentir), le Mouvement de la Mort, Joe's Bunker, entre autres...Plus récemment, Grungy Project et Travelogue semblent renouer avec le regard, qui maintenant traque l'ordre malade de la ville.
    Plus récemment encore, l'expression se resserre et on abandonne les langues étrangères qui après Aube marquaient le texte, pour donner lieu à des vers brefs et rythmés où la strophe irrégulière devient nécessité harmonique. Ainsi qu'on peut le remarquer dans Faut suivre et Carnets de nul retour.

  • Fins de vers

    Joseph Guglielmi

    «Ce livre n'a d'autre histoire que celle de la suite des titres antérieurs, L'Éveil, Le Mais trop blanc, La Préparation des titres, Aube... Il résulte aussi de lectures et principalement d'une performance réalisée avec Serge Renaudie à La Péniche sur le canal Saint-Martin le 19 février 1979.
    Marqué d'une obsession, d'une mort inoubliable, d'un sacrifice extérieur, il reste ponctué par le Zen, cette carcasse vide et porté par un rythme, un souffle réguliers, ceux de sa propre lecture mise au point au cours des années. Une aventure de la voix et du livre au-delà, "in the black cloak", le vestiaire obscur de la poésie.»

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  • Grungy project

    Joseph-Julien Guglielmi

    Pour recouvrer le réel, mais qu´est-ce que le réel, faut-il passer par le sas abrupt de la poésie? Ici, violemment, sans précaution, le «grungy» (grunge), emprunté au rock, assène la gifle du réel au milieu des avatars du poème, détourne le cours de livres antérieurs (la mort, le bunker, le passage).
    Le réel qui compromet le projet, tout projet de poésie...
    Seul demeure ce qu´elle ponctue autrement, d´une manière allusive, voire décalée, avec le rythme irrégulier, brisé, d´un mouvement «qui mâche la mémoire» (comme la ville) dans une architecture d'ennui foncier ouvrant «un compendium de feuilles crades» où la démarche bascule, de la saturation livresque de K ou le Dit du Passage au site sans hiérarchie de Grungy Project.

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  • Aube

    Joseph Guglielmi

    Au départ, la fascination pour un mot, Aube, pour sa rondeur et douceur, pour ce qu'il a de plein : Aube, d'abord, un point qui s'allume sur la paroi noire, un cercle lumineux dans la nuit, une nébuleuse blanche. Puis, son dispersement, sa fusion dans le jour. À partir de tel manque, on a imaginé l'intervalle, le passage de la nuit au jour, entre la nuit et le jour. La page vide, blanche, métaphorique aura été le support, le tableau, le plan où tout apparaît, se forme, se transforme et s'efface, écran mouvant.

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  • Ici, la fugue devient programme, les pièces rapportées fondement du discours, sa matière essentielle... Cependant qu´une histoire tend à se faire, à rester présente, non comme une trame logique, mais comme un passage illusoire, un éclair d´aube violente dans la nuit massive des lectures et des années...
    Le sens fugace d´un centon (kentron) sans maître dans le flot menaçant de l´illisible ravive l´écho lancinant d´une voix perdue.
    À ce compte, le poème ne s´inaugure que d´une initiale sans vraie référence, ne se propage que d´un mouvement organique dont les dates ponctuent à peine les hoquets. Dates casuelles dont la succession inquiète, convulsive, voudrait figurer une autre gamme au temps traité comme espace, pronom, carte, tout en signifiant au poème sa mémoire vide.

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  • " Travelogue " s'inscrit dans une topique de rupture où s'aggrave, après " Grungy Project ", l'aventure antagonique, où culmine la dérision de la poésie...
    Où l'expression s'est resserrée sur le seul ordre de la ville. Ordre malade, où le regard erre, sans retenue et se perd, fasciné à travers les épisodes et crus, les images obsessives d'un amour....

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