Peinture / Arts graphiques

  • Le rire de Cabu

    Cabu

    350 dessins cultes dont de nombreux inédits ;
    350 éclats de rire, des « coups de poing dans la gueule » qui démontrent que l'on peut rire de tout, surtout lorsque cela fait réfléchir !
    Des retrouvailles exceptionnelles avec ses personnages emblématiques :
    Le Grand Duduche, le Beauf, Catherine Saute-au-paf, l'adjudant Kronenbourg, etc.
    Ses dessins pour l'émission de Dorothée qui ont marqué toute une génération de téléspectateurs ;
    Ses dessins politiques sur tous les présidents de la Ve République, Macron compris !
    Aucun people n'est épargné, et surtout pas Johnny !
    Tous les sujets abordés : consommation, société, culture, les femmes, les jeunes, les cons !
    Ses combats pour l'écologie, le pacifisme, la liberté d'expression ;
    Ses maîtres incontournables et ses copains inoubliables ;
    Sa méthode unique pour devenir caricaturiste à votre tour !
    Bref, Cabu n'a pas fini de nous faire rire...et de nous manquer.

  • Des objets, des personnages, des animaux, 36 détails de tableaux de Pablo Picasso, forment un imagier gai, coloré, étonnant. Une approche ludique de l'art, à travers l'univers de Picasso.

  • Street art, mon amour ; quand l'amour descend dans la rue Nouv.

  • Voici qu'Utamaro, délaissant les portraits de courtisanes qui l'ont rendu célèbre, décide cette fois d'aller contempler la neige ou la lune ou, encore, d'inventorier ce qu'une mer délaisse sur le sable quand elle se retire. Ce qui touche dans les trois albums de peintures réunis ici, c'est peut-être d'abord cela, cet abandon du regard aigu sur une société raffinée, pour retourner à la beauté native de la nature. On peut alors se faire proche d'une grève, d'une lune vagabondant dans le ciel nocturne, d'un pont perdu dans la brume, ou de coquillages ouvragés émaillant le sable. Présentées avec la traduction des poèmes qui les accompagnent, ces estampes nous éblouissent par la fraîcheur intacte de leur pinceau et la délicatesse de leurs couleurs poudrées d'or.

  • On la connaissait peintre : ses recueils d'aquarelles félines, du Chat zen aux Quatre Saisons du chat, agrémentées de pensées issues de la sagesse orientale, ont fait le tour du monde.
    On l'a découverte écrivaine grâce à un texte touchant, Le Chat qui m'aimait, mettant en scène Healey, le chat qui lui a fait aimer les chats.
    Kwong Kuen-Shan dévoile dans ce récit combien les chats, dans leur grande sagesse, l'ont aidée dans sa vie de femme et de créatrice.
    Illustré d'aquarelles originales, ce récit est une ode à ces félins, desquels nous avons chaque jour tant à apprendre.

    Tous les grands ouvrages de Kwong Kuen-Shan sont chez Pocket.

    1 autre édition :

  • Le personnage qui habite le "monde simple et tranquille" de Laoshu flâne le long des chemins de campagne, s'endort sous un arbre, pêche à la ligne, rêve dans sa chambre et se livre à des activités banales d'un oeil subtilement railleur. Un "double littéraire" de l'auteur qui, s'il s'émerveille en promeneur solitaire devant la beauté de la nature, n'en est pas moins fin observateur de la société chinoise dont il ne se prive pas de moquer les excès.
    Il est ce flâneur désinvolte, ce rêveur malicieux qui prétend avec impertinence : " en cette vie, je n'obérai qu'aux fleurs". Il est aussi ce poète excentrique et nonchalant qui aime paresser longuement en caressant son chat et qui nous réconcilie avec nous-mêmes des quelques avanies et chagrins de l'existence".

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  • Le détail ; pour une histoire rapprochée de la peinture Nouv.

    Ce volume s'ouvre sur la représentation du patron de tous les peintres, saint Luc peignant la Vierge. Par cette mise en abyme, ce choix emblématique, Daniel Arasse envisage un programme qui va bien au-delà d'une simple «histoire du détail», car ce qu'il vise est la totale relecture de l'histoire de la peinture occidentale à l'aune du détail. Qu'il soit inopinément ou peu à peu découvert, identifié, scruté, isolé, voire découpé de son ensemble, le détail offre en effet une toute autre manière de voir et d'appréhender la peinture. Ainsi, grâce à cette histoire rapprochée des pratiques du pinceau et du regard, un champ nouveau se dessine, remettant en question les catégories de l'histoire de l'art qui semblent avoir été établies «de loin», sans que jamais l'érudition ne prenne le pas sur le plaisir et les «fêtes de l'oeil».

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    1 autre édition :

  • Cet ouvrage très richement illustré révèle les secrets des grands tableaux : comment les matériaux, les techniques et les idées ont évolué au fil des siècles, inspirant les artistes et leur donnant les moyens de créer leurs plus célèbres oeuvres. De l'usage des premiers pigments à la perspective linéaire de la Renaissance, l'influence de la photographie, l'impressionnisme ou encore l'avènement de l'art moderne, cet ouvrage suit chaque pas de l'évolution de la peinture depuis 25 000 ans.
    Détails, pigments, gammes chromatiques, photographies de technique ou de restauration rythment l'ensemble de cette histoire de la peinture.

  • Avec l'enthousiasme, l'audace et l'érudition qui ont fait le succès d'On n'y voit rien, Daniel Arasse invite son lecteur à une traversée de l'histoire de la peinture sur six siècles, depuis l'invention de la perspective jusqu'à la disparition de la figure.
    Évoquant de grandes problématiques - la perspective, l'Annonciation, le statut du détail, les heurs et malheurs de l'anachronisme, la restauration et les conditions de visibilité et d'exposition - mais aussi des peintres ou des tableaux précis, il fait revivre avec perspicacité et ferveur plusieurs moments clés, comme Léonard de Vinci, Michel-Ange, le maniérisme, ou encore Vermeer, Ingres, Manet. Son analyse se nourrit constamment d'exemples concrets - La Madone Sixtine de Raphaël, La Joconde, la Chambre des époux, de Mantegna, Le Verrou de Fragonard... - avant de conclure sur quelques aspects de l'art contemporain.
    Le lecteur retrouvera le goût de mieux voir de grands épisodes de la peinture, grâce à une approche sensible et ouverte. Toujours il sera surpris, réveillé, entraîné dans un véritable enchantement d'intelligence et d'humour.
    Ce livre est la transcription de vingt-cinq émissions proposées par l'auteur sur France Culture pendant l'été 2003.

    1 autre édition :

  • Depuis la parution du Hobbit en 1937, des générations de lecteurs se sont laissé envoûter par son sortilège. Cette magie a ressurgi soixante ans plus tard, lorsque Alan Lee a reçu commande d'une édition illustrée : ses délicats crayonnés et ses magnifiques aquarelles sont devenus, pour beaucoup, la représentation parfaite de la Terre du Milieu imaginée par J.R.R. Tolkien.
    Dans ce livre, il dévoile par les mots et le dessin la manière dont il en est venu à créer des images qui se sont révélées si puissantes et aptes à s'accorder avec la propre vision de Tolkien, qu'elles ont finalement donné forme aux adaptations cinématographiques de Peter Jackson - pour lesquelles Alan Lee a reçu un Oscar.
    Ce Cahier de croquis du Hobbit regorge de centaines d'esquisses, de croquis de travail. Il révèle la façon dont se développe un projet, depuis l'idée initiale jusqu'à sa réalisation artistique. Ce Cahier est riche d'une série d'aquarelles totalement nouvelles et d'esquisses réalisées spécialement pour ce livre, dévoilant le secret de la création des propres sortilèges d'Alan Lee. Il nous permet de plonger dans l'imaginaire d'un homme qui a su insuffler une nouvelle vie à la vision de J.R.R. Tolkien.

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  • Peintres femmes 1780-1830 ; naissance d'un combat Nouv.

    Entre 1780 et 1830, les artistes femmes accèdent en France à une visibilité inédite. Transformé par la Révolution française, l'espace de production artistique s'ouvre de manière inédite aux femmes. Sont ici présentées les oeuvres d'Élisabeth Vigée Le Brun, Adélaïde Labille-Guiard, Marguerite Gérard, Marie-Guillemine Benoist ou Constance Mayer, aux côtés de nombreuses autres plasticiennes célébrées en leur temps : Angélique Mongez, Henriette Lorimier, Pauline Auzou, Hortense Haudebourt-Lescot Adèle Romany, Joséphine Sarazin de Belmont etc. Les conditions de la pratique artistique pour les peintres femmes à cette époque, leur accès à la formation, leur insertion dans le milieu professionnel grâce aux réseaux de sociabilité, la réception critique et publique de leur présence aux Salons méritent d'être redécouverts pour que soit enfin réévalué le rôle, actif et déterminant qu'en tant qu'artistes elles ont tenu dans l'histoire de l'art de la Révolution à la Restauration. N'est-il pas temps de les voir en peintres puisque tel fut leur choix ?

  • « Au fond quand on parle d'art abstrait, on dit toujours que c'est de la musique. Quand on veut en dire du bien on parle musique. Tout devient musique [...]. Je crois que c'est pour ça que je n'aime pas la musique. » Pablo Picasso.
    Contrairement à cette déclaration volontiers provocatrice, l'observation de l'oeuvre de Picasso dévoile un intérêt considérable pour l'imaginaire musical : des premières scènes de vie gitane aux joueurs de flûte des années 1970, en passant par les saltimbanques musiciens, les Guitares cubistes, les collaborations avec les Ballets Russes, les poèmes sonores de l'artiste ou les bacchanales qui colorent après-guerre un nombre infini de toiles, d'oeuvres graphiques, de céramiques et de sculptures, tout son oeuvre est traversé par la musique.
    Cet ouvrage s'attache à explorer cette dimension, en soulignant notamment l'attachement de l'artiste pour les instruments, son intérêt pour la musique populaire et ses diverses manifestations, les ambiances sonores de spectacles auxquels il aimait assister (cirque, fanfare, corrida), le chant de la poésie, ainsi que la dimension rituelle de la musique.

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  • Je suis, lumière : ah ! si j'étais nuit ! Mais ceci est ma solitude d'être enveloppé de lumière. Friedrich Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra, 1883.

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  • Depuis la ville d'Edo, où Hokusai est né, jusqu'au Mont Fuji, dont ses "trente-six vues" restent célèbres, en passant par la figuration du bouddhisme dans son art ou encore les traditionnels cerisiers en fleurs, ce roman graphique explore la vie d'Hokusai parallèlement à sa vision du Japon. Le lecteur découvre ce pays grâce aux oeuvres de l'artiste, qui ont fortement participé à en forger l'imaginaire collectif, au Japon mais aussi dans le monde occidental. Depuis les impressionnistes, l'art d'Hokusai a influencé nos notions de force et d'harmonie. Ce roman graphique réunit des éléments biographiques avec des descriptions écrites et illustrées de la culture et de la tradition japonaises, deux aspects qui ne peuvent être dissociés.

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  • L'heure bleue de Peder Severin Krøyer Nouv.

    Catalogue officiel de l'exposition L'heure bleue de Peder Severin Krøyer au musée Marmottan Monet du 28 janvier au 25 juillet 2021.

    Le musée Marmottan Monet présente, du 28 janvier au 25 juillet 2021, la première exposition monographique jamais consacrée en France à l'un des plus grands maîtres de la peinture danoise Peder Severin Krøyer (1851-1909). Contemporain de Vilhelm Hammershøi (1864-1916), Peder Severin Krøyer est au plein air ce que son contemporain fut à la scène d'intérieur. Plus de soixante chefs-d'oeuvre provenant du musée de Skagen - dépositaire d'un des premiers fonds mondiaux de l'artiste - du musée de Göteborg mais aussi des musées de Copenhague, Aarhus, Alkersum/Föhr, Lübeck, Kiel, Budapest et Paris mettent à l'honneur ce remarquable interprète de l'heure bleue, ce phénomène météorologique qui précède le crépuscule et se déploie surtout aux lointains bords de mer septentrionaux. Cette exposition est placée sour le haut patronage de la Reine Margrethe II du Danemark.

  • Double jeu ; dessin-collages de Tomi Ungerer Nouv.

    Après le Kamasutra des grenouilles et Roulez les mécaniques, la collection du Cabinet de l'amateur propose à nouveau une rencontre avec l'univers décalé et ironique de Tomi Ungerer. On s'initie à l'art du dessin-collage, on laisse libre cours à son imagination et on découvre des associations surprenantes, parfois absurdes, toujours poétiques.

  • « En une même journée, [il pouvait] être baroque, empire, préraphaélite ou japonais. Pourtant, il a toujours été Beardsley. » Julius Meier-Graefe, 1908.

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  • Au printemps 1919, Masereel ouvre les fenêtres de son atelier pour laisser passer la lumière et réaliser les soixante-trois gravures sur bois de son nouveau roman en images : Le Soleil. L'inspiration tardant à venir, il s'assoupit tout en laissant sortir de sa tête un alter ego qui se met à vouloir saisir l'inaccessible étoile. Prenant ses jambes à son cou, il se met à courir les rues et battre la campagne, à grimper quatre à quatre les escaliers, à monter aux cheminées et dans les arbres, à se hisser en haut d'une grue ou du mât d'un voilier, à surfer sur la crête d'une vague pour toucher du doigt le Soleil.

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  • Le Caravage par le détail Nouv.

    Né en 1571 et mort avant l'âge de quarante ans, Caravage est considéré comme un des grands maîtres italiens. Il a développé un style pictural révolutionnaire, caractérisé par un réalisme et une accessibilité sans précédent.
    Cet ouvrage met ses tableaux en valeur comme jamais auparavant, à travers des détails en pleine page particulièrement saisissants. Il est organisé en neuf chapitres thématiques, parmi lesquels les natures mortes, les cinq sens, le corps ou l'éloquence du geste. En expliquant la signification des détails individuels, l'historien de l'art Stefano Zuffi nous apporte un nouvel éclairage sur l'oeuvre du brillant peintre italien.
    Rédigé dans un langage clair et abordable, ce livre guide le lecteur dans l'oeuvre du Caravage, tout en montrant ses tableaux les plus populaires, dont Bacchus, Méduse, David et Goliath, Judith décapitant Holopherne, et La Diseuse de bonne aventure, sous des angles exceptionnels.

  • Toute l'histoire du manga, art japonais de la narration d'une très grande richesse, depuis ses origines jusqu'à l'actuel phénomène planétaire.

    Cet ouvrage, structuré en six chapitres thématiques et chronologiques, retrace l'histoire du manga, art japonais de la narration d'une très grande richesse, depuis ses origines jusqu'à l'actuel phénomène planétaire. Chaque chapitre contient des entretiens, des textes thématiques et des extraits de mangas. Le premier chapitre permet de comprendre comment on lit, dessine et réalise un manga. Le deuxième analyse le pouvoir du récit visuel. le troisième s'intéresse à la réalité quotidienne et au monde des esprits. Le quatrième se penche sur le rôle du manga dans la société, ainsi que sur l'éducation et sur l'avenir de ce moyen d'expression. Enfin, l'ouvrage s'achève sur les limites sans cesse repoussées du manga, en s'intéressant à l'avant-garde, aux mangas multimédias, à la diffusion et à l'influence toujours en expansion du manga dans le monde.

  • Chef d'oeuvre de Frans Masereel, tout à la fois roman d'apprentissage, récit d'aventures picaresques et récit biographique, Mon livre d'heures relate les pérégrinations de l'alter ego de l'auteur aux prises avec les réalités du monde. Articulé en une série de séquences narratives, le récit prend forme au gré de ses déambulations et de ses rêveries. Anarchiste libertaire déclaré, il préfère jouir des plaisirs de la vie que des joies du travail.
    Citoyen du monde qui ignore frontières et préjugés, il choque les esprits étriqués et vit sa vie sans contraintes en pleine liberté.

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  • L'exposition Giorgio de Chirico. La peinture métaphysique retrace le parcours et les influences artistiques et philosophiques qui ont nourri l'artiste Giorgio de Chirico de Munich à Turin, puis à Paris où il découvre les avant-gardes picturales de son temps et enfin à Ferrare. De manière inédite, seront mis en lumière les liens du peintre, découvert par Apollinaire puis soutenu par le marchand Paul Guillaume, avec les cercles culturels et littéraires parisiens. Né en Grèce et formé dans le creuset de la culture classique et du romantisme allemand tardif, De Chirico développe les fondements d'une nouvelle conception artistique aux côtés de son frère cadet Alberto Savinio. Elève à l'Académie des Beaux-Arts de Munich à partir de 1908, il découvre la pensée de Nietzsche et Schopenhauer ainsi que les oeuvres de Böcklin et de Klinger. Après un passage à Milan puis Florence, c'est cependant depuis la France, à Paris dès l'automne 1911, qu'il met en place un vocabulaire plastique singulier au contact des révolutions picturales modernistes. Il est très vite remarqué par certaines personnalités artistiques de son temps. Guillaume Apollinaire, Maurice Raynal et André Salmon, mais aussi André Breton, Paul Éluard, Jean Paulhan, sont parmi les premiers à s'intéresser à son oeuvre et à la promouvoir.
    L'exposition trouve ainsi toute sa place au musée de l'Orangerie autour de la figure de Paul Guillaume qui fut le tout premier marchand de Giorgio de Chirico. De retour en Italie en 1915, il est envoyé avec son frère Savinio à Ferrare pour des raisons militaires et y poursuit ses recherches picturales. La période ferraraise (juin 1915-décembre 1918) est l'occasion pour les peintres Carlo Carrà et Giorgio Morandi de fréquenter les deux frères permettant ainsi la formation de ce que l'on qualifiera plus tard d'"école métaphysique" et sur laquelle se clôt l'exposition.

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  • Les huit encres créées par Zao Wou-Ki en 2006 ont été sources d'inspiration poétique pour Dominique de Villepin qui a composé ce recueil Mots cueillis dans un jardin d'amitié. Sa poésie nous transporte dans un jardin de souvenirs où les contrées chinoises se mêlent aux souvenirs de l'atelier parisien de l'artiste. Le recueil se compose de huit feuillets ouvrants présentant le face à face des poèmes bilingues français/chinois simplifié et des encres. Un texte en prose, hommage à Zao Wou-Ki, est illustré par dix-huit aquarelles datant de 1950 et tirées d'un carnet inédit. Ainsi qu'une biographie illustrée d'images d'archives. »

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  • Autoportraits cachés

    Pascal Bonafoux

    • Seuil
    • 15 Octobre 2020

    Les titres affichés de certaines oeuvres ne disent pas tout du sujet. Ils passent sous silence que, parfois, le peintre s'est glissé dans la scène qu'il a représentée. Dans la toile, se cache un autoportrait.

    C'est ainsi que, par exemple, Botticelli « assiste » à L'Adoration des Mages, que El Greco est présent lors de L'Enterrement du comte d'Orgaz, comme Vélasquez l'est à Bréda le 5 juin 1625 lorsque le ville capitule... Ingres quant à lui se représente derrière Jeanne d'Arc dans la cathédrale de Reims lors du sacre du Charles VII. Or ce sacre a eu lieu le 17 juillet 1429. Ingres a achevé sa toile en 1854... Singulier et très anachronique jeu de cache-cache.

    Rassembler des oeuvres de Michel-Ange et de James Ensor, de Memling et de Véronèse, de Rembrandt et de Masaccio, de Dürer et de Raphaël, de Ghirlandaio et de Dali, c'est devoir s'interroger sans cesse sur la, les raisons qui ont conduit les uns et les autres à vouloir se représenter ainsi. Pour quelle raison, par exemple, Michel-Ange fait-il le choix de se représenter dans le Jugement dernier de la chapelle Sixtine comme la peau écorchée de saint Barthélémy ? Pourquoi Van Eyck fait-il le choix de n'être qu'un reflet dans le miroir convexe accroché derrière les Arnolfini et un autre reflet sur le bouclier de saint Georges dans La Vierge au chanoine Van der Paele ? Max Ernst au XXème siècle, comme Rubens au XVème, ont-ils les mêmes raisons de se représenter entourés d'amis ? Pourquoi Rembrandt se représente-t-il parmi les bourreaux qui dressent la croix sur laquelle le Christ vient d'être cloué ?

    Une invitation passionnante, éclairante et sans précédent qui permet de mettre en évidence les songes et les ambitions des plus grands peintres de l'histoire de l'art.

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