C'est-a-dire

  • Chirurgien-dentiste à Vaison dans le Vaucluse, Joseph Charrasse est mobilisé dans le 3e RIC de Toulon. Dès son départ et durant toute la guerre il va entretenir une correspondance assidue avec ses parents et amis proches. L'expérience des Dardanelles, le Chemin des Dames... mais aussi la volonté de faire reconnaître ses compétences de dentiste sont autant de sujets que Joseph partage avec force et tendresse avec les siens.

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  • Le 22 mai 1963, cinq cavaliers (René de La Coste-Messelière, Marc Ambroise-Rendu, Jean-Pierre Bernadac, Pierre Barreaud de Lacour) dirigés par Henri Roque, créateur de L'Homme à cheval, s'élancent d'Eygalières, dans les Bouches-du-Rhône, vers Saint-Jacques de Compostelle qu'ils atteignent le 28 juin. Dix ans après, Plaisirs équestres s'en faisait l'écho sous la plume d'Henri Roque. Après de patientes recherches, Denise Péricard-Méa, elle-même pèlerine à cheval en 1982, a retrouvé le récit original chez Marc Ambroise-Rendu. Grâce à l'aide de Vanina Roque-Troisgros, fille d'Henri Roque, et à de nombreux témoignages, cette aventure peut être redécouverte 50 ans après. Henri Roque, personnalité à l'histoire complexe mais attachante, apparaît bien comme le pionnier du tourisme équestre. Il a également joué un rôle indéniable dans l'histoire du pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle, et notamment « à ses dépens » en 1963, en apportant au régime de Franco un appui dont il ne soupçonnait pas les retombées. Denise Péricard-Méa est docteur en histoire de l'Université Paris I-Sorbonne et responsable des recherches à la Fondation David Parou Saint-Jacques. Elle est l'auteur de nombreux ouvrages sur l'histoire de saint Jacques et l'histoire du pèlerinage (Compostelle et cultes de saint Jacques au Moyen Âge, PUF, 2000, Les routes de Compostelle, Éd. Jean-Paul Gisserot, 2006...)

  • L'historien Henri Michel (1907-1986) est d'abord connu comme un grand historien de la 2e guerre mondiale : fondateur en 1950 de la Revue d'histoire de la 2e guerre mondiale, en 1951 du Comité d'histoire de la deuxième guerre mondiale et en 1967 du Comité international d'histoire de la 2e guerre mondiale. Ses travaux sur la bataille de France, le régime de Vichy, la déportation, la Résistance, Jean Moulin, la France libre, la Libération... ont assuré sa notoriété internationale. Il a également co réalisé avec Alain Resnais le film Nuit et Brouillard en 1956. Mais à la fin de sa vie, Henri Michel rédigea aussi ses souvenirs d'enfance. C'est ce manuscrit, conservé par ses enfants et confié aux Archives départementales du Var, qui est ici édité. Henri Michel décrit son « village » natal, Vidauban, au début du XXe siècle. Avec une certaine empathie conjuguée à la distance critique de l'historien, il montre de l'intérieur l'organisation de la société villageoise, la vie quotidienne, les loisirs (le jeu de boules, le football...), les tensions politiques et sociales... communes à d'autres petites villes de la basse Provence. Il analyse également l'impact qu'a eu la Grande Guerre dans l'histoire de Vidauban, tel qu'il a pu le mesurer avec ses yeux d'enfant. Il montre avec force que la propagande a été entretenue par l'école républicaine et comment l'enfant a été un acteur de celle-ci.

  • En août 1914, lors de la déclaration de guerre, Eugène Carrias, âgé de 19ans, préparait Saint-Cyr au lycée de Nîmes. Nommé sous-lieutenant cinq mois plus tard, il était affecté en janvier 1915 au 164e régiment d'infanterie à Verdun et participait avec celui-ci à différentes actions autour de cette place, au bois d'Herbebois, aux Éparges, à Bethincourt età Charny. Le 21 février 1916, lors de la grande attaque allemande sur Verdun, il occupait avec sa section le bois d'Herbebois, en première ligne. Il y subissait ainsi le plus violent bombardement alors connu. Grièvement blessé le 23 février, il était amputé de l'avant-bras gauche après une évacuation difficile. Eugène Carrias poursuivra sa carrière militaire et rédigera plusieurs ouvrages de stratégie militaire, dont L'Armée allemande (Berger-Levrault, 1938), La pensée militaire allemande (PUF, 1948), Le danger allemand (PUF, 1952), La pensée militaire française (PUF, 1960). Il mourra à Forcalquier (Alpes-de-Haute-Provence) en 1961. Rédigés à partir de ses carnets de guerre, les Souvenirs de Verdun sont le récit des dix-neuf mois de guerre vécus par le très jeune officier qu'il était.

  • Jonquières, Vaucluse, 1914. On célèbre le mariage d'Antoinette et d'Henri. Mathilde et Carmela, les amies d'enfance d'Antoinette, sont évidemment de la partie. Séraphin, le frère d'Henri, mariste, est là aussi. Puis c'est la guerre. Mathilde, Carmela, Antoinette continuent à vivre dans l'absence. La séparation d'avec l'aimé est d'autant plus cruelle qu'Antoinette attend un enfant. Mathilde, amoureuse du frère d'Antoinette, François, espère elle aussi de ses nouvelles. Carmela, l'immigrée sicilienne, tente, au même titre que ses compatriotes, de faire « contre mauvaise fortune bon coeur ». Les trois femmes entendent et attendent des nouvelles de la Meuse, de la Moselle, Verdun, Bar-le-Duc, Dieuze, noms étranges et étrangers à ces femmes qui vivent entre Courthézon, Avignon et Valréas. Dis, quand reviendras-tu ? À travers le regard de femmes, à l'arrière, dans un Sud bien éloigné des zones de combat, sept années de guerre et la disparition d'un monde dans l'abîme - Atlantide 14.

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  • Originaire de Forcalquier, dans les Alpes-de-Haute-Provence, Joseph Barjavel, sergent au 23e bataillon de chasseurs de Grasse, a tenu une correspondance avec ses proches et emporté avec lui un petit carnet sur lequel il a écrit ses impressions du début de la guerre. Il raconte sa découverte de nouveaux horizons (les Vosges), l'installation de la guerre dans la durée, avec ses lignes de tranchées, et tente comme beaucoup de ses compagnons de minimiser la réalité du front pour ne pas inquiéter. Blessé en août 1914, puis en mars 1915, il appelle de ses voeux la fin de « cette triste guerre ». Malheureusement, comme son jeune frère Fernand, il ne la verra pas : le 15 juin 1915, il est tué dans le bois d'Eichwalde, lors des combats autour de Metzeral.

  • Un salut aux gens du cirque !

    Le « cercle enchanté » c'est le terme ancien qui désigne la piste du cirque traditionnel d'un rayon exact de 6,50 m. Le cirque de Marie Chrisostome c'est celui des Grüss, Bouglione et autres Zavatta... Ce sont ces caravanes tractées par les camions remplies d'animaux et de paille, de dompteurs, d'acrobates et de clowns. C'est le cirque ambulant de ces artistes du voyage que la jeune Parisienne devenue bergère en haute Provence a toujours aimé approcher. Écrits à partir de notations prises sur le vif d'une rencontre ou d'un spectacle, ses textes - poèmes et proses mêlés - ont été retravaillés jusqu'à conserver les images les plus fortes et dire la vie qui court derrière les numéros et sur les routes du monde. Ce petit ouvrage qui a reçu « sur manuscrit » le prix spécial Yvan Goll en 2007 se place d'emblée par sa simplicité et sa liberté de ton dans la lignée de poètes comme Jacques Prévert ou Lucienne Desnoues, Norge ou plus proche de nous Valérie Rouzeau. L'ouvrage vient de recevoir le prix du Zinc 2009 (décerné pour la deuxième année) par l'association Apérilivres à Forcalquier pour récompenser un éditeur.

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  • Ni village à vocation exclusivement agricole, ni petite ville, Gordes est, au XIXe siècle, entre les deux, un gros bourg, chef-lieu de canton, accroché au flanc sud d'un aride plateau montagneux, dominant une plaine potentiellement fertile mais peu arrosée, parsemée de hameaux. Longtemps, ses habitants ont amélioré les fruits incertains de la terre en se livrant à des fabrications de peaux dans des tanneries ; de chaussures chez de nombreux cordonniers ; de cadis, grossière étoffe de laine ; de cocon et de soie grège ; en transformant sur place les grains en farine pour la préparation du pain, les olives en huile ; en cultivant la garance puis la cardère à foulon ; en recherchant, par tous moyens, à combattre la pénurie d'eau, à vaincre l'isolement né de l'absence de bonnes voies de communication. L'artisanat, touché dès le siècle antérieur, connaît une période difficile autour des années 1860, et l'agriculture, deux décennies plus tard. De l'effondrement économique et démographique résultant, le village sort ruiné, quasi abandonné, à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Le récit que donne Le temps des artisans de ce qu'il n'est pas exagéré de qualifier d'aventures s'attache à les situer dans un vaste contexte historique et géographique, débordant amplement le territoire de la commune, et passe par la découverte d'un patrimoine souvent caché et ignoré, mais riche.

  • En 2014 une classe de CM2 de Forcalquier participe au concours des « petits artistes de la mémoire » et suit les traces de Joseph Barjavel, né dans la petite ville en 1889, jusqu'à sa mort le 15 juin 1915. Le mariage des photographies et documents anciens avec les créations plastiques des écoliers montre avec pédagogie l'actualité de la Grande Guerre.

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