L'oeil D'or

  • « Quiconque a vécu assez longtemps pour découvrir ce que vivre veut dire sait pertinemment la dette de gratitude que nous avons envers Adam, le premier grand bienfaiteur de notre race. Il a apporté la mort au monde. » (Journal de Wilson Tête d'uf ) Si Twain, avec Wilson tête d'oeuf reprend les thèmes de l'échange - présent dans Le Prince et le pauvre - et de l'esclavagisme, au coeur de Hucklebbry Finn, il le fait à l'aune d'un nihilisme radical. L'échange qui s'accomplit ici entre un bébé « noir » et le fils de son maître ne conduit à aucun apprentissage. Sous couvert d'une farce, Twain nous parle d'un cauchemar : il pointe l'impossibilité pour tout Américain, quelle que soit sa couleur de peau, de sortir d'une culture obsédée par la race et d'esclavagisme.

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  • Je crois que je commence à comprendre à quoi sert la semaine : à donner le temps nécessaire pour récupérer des grandes fatigues du dimanche. L'idée n'est pas mauvaise. Il a fallu qu'Ève grimpe à nouveau à cet arbre. Je l'en ai fait redescendre vite fait en lui balançant des mottes de terre. Elle a dit que personne ne l'avait vue. Apparemment, ça lui suffit comme justification pour courir tous les risques, même quand il y a danger. C'est ce que je lui ai dit. Le mot justification l'a remplie d'admiration - et l'a rendue aussi un peu envieuse, je pense. C'est un bon mot.

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  • Si les hommes étaient réellement des hommes, comment un Tsar serait-il concevable ? Et comment serait-il concevable que la possibilité existe de celui que je suis ? Sauf que nous sommes effectivement concevables ; et même nous ne craignons rien ; et avec l'aide de Dieu, nous continuerons nos petites affaires depuis notre vieil étal. Et l'on s'apercevra que la race nous supportera, de cette même manière docile qui remonte à des temps immémoriaux. «De temps à autre, elle fera la grimace et parlera haut et fort, en dépit de quoi, elle continuera à rester à genoux.» Le Soliloque du roi Léopold, publié en 1905, est un pamphlet contre les exactions du régime colonial de Léopold II au Congo. Ce roi européen serait responsable de la mort de 10 millions de Congolais, soit 50 % de la population du pays. Avec ce soliloque satirique, Mark Twain imagine la réponse du monarque aux crimes dénoncés par la presse. Le souverain, cupide et sanguinaire, souligne notamment l'hypocrisie de la communauté internationale qui lui avait fait don de cette partie du Congo. Ce texte eut une véritable incidence sur l'opinion publique, laquelle forca Léopold II à céder le Congo à la Belgique, après en avoir été l'unique propriétaire durant 24 ans.

    Ce roman est accompagné de gravures de Sarah d'Haeyer.

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  • J'ai conçu l'idée stupéfiante de réorganiser les climats du globe au gré des populations intéressées. C'est-à-dire que je leur fournirai des climats sur commande, contre bon argent ou bons négociables, en reprenant comme il se doit, avec une réduction substantielle, les anciens climats qui serviront d'acompte, là où ils sont encore en bon état et susceptibles d'être réparés, afin de les louer par la suite à de pauvres communautés lointaines ne disposant pas des moyens nécessaires pour s'offrir un climat digne de ce nom [.]. Je suis absolument convaincu que cela s'est d'ailleurs pratiqué par le passé ; dans la préhistoire par des civilisations aujourd'hui oubliées et disparues sans laisser de traces. Je trouve partout de vénérables preuves de manipulations climatiques artificielles en des temps lointains. Prenez la période glaciaire. Se serait-elle produite par accident ? Que non pas. Elle s'est faite contre paiement.

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  • Un long moment plus tard, à l'issue de maintes questions, Satan dit : « L'araignée tue la mouche et la mange ; l'oiseau tue l'araignée et la mange ; le chat sauvage tue l'oie ; le - finalement, ils s'entretuent tous les uns les autres. C'est du meurtre pur et simple sur toute la ligne. Voilà donc d'innombrables multitudes de créatures qui toutes tuent, tuent, tuent, qui toutes ne sont que des meurtrières. Et elles ne sauraient être blâmées en rien, Divin Unique ? - Elles ne sauraient effectivement être blâmées en rien. Car c'est la loi de leur nature. Et toujours la Loi de la nature est la Loi de Dieu. Maintenant, observez, contemplez ! Une créature nouvelle - LE chef-d'oeuvre ultime - l'Homme ! » Lettres de la Terre, correspondance de Satan adressée à Michel et Gabriel, est publié pour la première fois en français.

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  • Publié aux États-Unis en 1916, six ans après la mort de Mark Twain, L'Étranger mystérieux est l'un des trois ouvrages que Twain écrivit à la fin de sa vie.
    Ces textes indépendants les uns des autres "Lettres de la Terre, L'Étranger mystérieux et Qu'est-ce que l'homme ? " composent néanmoins une « trilogie » nihiliste qui a marqué l'histoire littéraire américaine. L'Étranger mystérieux est inédit en France.

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  • L'Homme, c'est quoi ?, dialogue platonicien annonçant le théâtre contemporain, interroge le propre de l'espèce humaine.
    Publié aux Etats-Unis en 1906, il compose avec Lettres de la Terre et L'Etranger mystérieux, une trilogie nihiliste qui a marqué l'histoire littéraire américaine. L'Homme, c'est quoi ? est présenté dans une nouvelle traduction intégrale de Freddy Michalski.

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  • Un Yankee du Connecticut à la cour du roi Arthur, publié en 1889, est l'un des textes fondateurs du burlesque américain. Il conte les aventures d'un Américain du XIXe siècle qui se réveille au VIe siècle, en Angleterre. Devenant le conseiller du roi Arthur, il réforme le royaume selon une rationalité toute capitaliste. Au final, Mark Twain réalise ici l'une des premières histoires de voyage temporel, une satire des récits de la Table ronde, une critique radicale de la modernité et... le scénario du Sacré Graal des Monty Python... Ce roman, présenté pour la première fois dans une traduction intégrale de Freddy Michalski, est accompagné de 15 gravures de Sarah d'Haeyer. Cet ouvrage est publié avec le concours de la Région Île-de-France.

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  • «Puisse ce récit, sincère et véridique, dégoûter à jamais mes semblables de s'en aller à travers champs, à la suite d'un chien, le carnier sur le dos, la cartouchière a la ceinture, le fusil sous le bras !».
    Dix heures en chasse, nouvelle autobiographique publiée par Jules Verne en 1881, est le récit cocasse des déconvenues d'un chasseur débutant. Ce texte nous dévoile un Jules Verne méconnu, débordant d'autodérision. Obligé par les chasseurs à admettre qu'il est à l'origine de tous les ratés de cette expédition, le narrateur ne sait même plus, de sa maladresse ou de leur vanité, laquelle est la plus risible...

    Ce roman est accompagné de gravures de Sarah d'Haeyer.

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  • Il est en miettes, en morceaux ottants, en fragments brisés. Il est en éclats qui se forment et se déforment comme au gré des vents, une fumée qu'un moindre sou e assemble et défait. Sa charpente elle-même est déconstruite. Il est comme un char à deux roues dont les roues s'écartent et divergent, roulant chacune pour son propre compte, disloquant le char à chacun de leurs mouvements. Il est plusieurs matières qui s'a rontent, s'écrasent, s'entre pénètrent. Il est pris dans l'écrasement, dans une lutte de roches qui s'abrasent en se rencontrant, qui se dégradent en se frottant et sa boîte crânienne est au coeur de ce chaos et tous les éléments de son corps sont au coeur de ces diverses pressions, pressions qui se rejoignent et se repoussent, qui s'annulent et se renforcent par ces luttes qu'elles mènent les unes contre les autres. Et il n'y a aucune accalmie dans cet affrontement, aucune paix dans cette confrontation, pas la moindre relâche, pas le moindre temps mort. Il n'y a pas de repos pour lui, jamais, sauf en trichant avec les forces qui l'oppressent, en s'escamotant, en faisant semblant de disparaître, de n'être plus, de ne plus vivre, de ne plus agir et en perdant peu à peu toute énergie, choisissant la fatigue pour amie et la paresse comme alliée. Il ne sait pas qui il est, jamais, il ne peut se nommer, il ne peut se dé nir, il est toujours autre, jamais soi.

    « Je voulais depuis longtemps parler du regard des normaux sur les anormaux, utiliser le théâtre comme chambre d'écho à cette relégation des fous, des "dingues", hors des frontières de la bienséance conventionnelle. Je voulais ainsi mettre en lumière une question réservée trop souvent aux amphithéâtres des facultés et à l'intimité des chambres. Celle de la folie. Ce faisant, il me semblait qu'il ne s'agissait ni plus ni moins que d'envisager ce qu'il reste en nous d'accueillant pour le différent. » Hélène Mathon

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  • L'hiver a toujours été ma saison favorite. Sommes-nousdéjà en hiver ? Je ne sais pas. Il existe une définition technique qui repose sur les calendriers et la position du soleil, mais je crois que lorsque les saisons s' écoulent et changent inexorablement, on s'en rend compte, tout simplement ; je crois que l'animal en nous perçoit l'odeur de l'hiver. Sans égard pour le cadre imposé de notre chronologie, l'hiver est une calamité infligée notre moitié du monde, que le ciel froid, de plus en plus froid et le soleil bas, de plus en plus bas, extraient de la terre ; quelque chose qui pénètre l'âme et rentre dans l'esprit par le nez, entre les dents, franchit la barrière poreuse de la peau.

    Conte cruel à l'élégance fabuleuse, Un chant de pierre nous décrit une guerre improbable, interminable, aux causes devenues secondaires, qui ravage un pays de landes et de forêts. Convoquant les échos du Rivage des Syrtes, du Désert des Tartares et du roman gothique, Iain Banks nous offre ici un texte noir, magnifiquement écrit, ou la glaise, la terre et le sang se mêlent à l'or des mots.

    Cet ouvrage est accompagné de 11 gravures de Frédéric Coché.

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  • Ceci est un conte grivois. Vous y trouverez de la baise sans rime ni raison, des meurtres, des fessées, des mutilations, des trahisons, des sommets jusqu'ici inexplorés de grossièreté et de vulgarité, de même que des pratiques grammaticales non traditionnelles (voire incorrectes) et une petite branlette par-ci, par-là. Aimable lecteur, si tout cela t'incommode, passe ton chemin, car nous ne cherchons qu'à distraire et non point à choquer. Cela dit, si tu penses pouvoir y trouver ton compte, eh bien ce récit te conviendra à la perfection.

    Dans Fou !, Christopher Moore revisite avec une irrévérence totale et un humour ravageur Le Roi Lear. Il en profite pour nous révéler pourquoi les trois filles de Lear sont si peu aimantes, combien les fous du roi sont aussi des maîtres en politique, les moeurs étranges des chevaliers français ou la persistance des fantômes dans toute histoire digne de ce nom...

  • Si vous aviez vu son visage ou son corps, vous auriez cru que ce n'était qu'un garçon d'environ quatorze ans - sauf que ses yeux brillaient de l'éclat rouge des charbons ardents. Si vous aviez regardé ses bras, vous auriez cru que c'était une chauve-souris, car c'étaient des ailes faites de peau tendue entre de longs doigts crochus. Ah ! il avait aussi d'horribles petites cornes sur la tête, sa chevelure se composait de vipères, des pieds à la taille il avait la forme d'un bouc, et il était tout partout de couleur écarlate. [...] Il était très méchant et hideux, de la tête aux sabots, mais il n'y avait aucune raison d'avoir peur de lui, que l'on soit un saint, un ange, ou un homme comme vous, Monsieur, tant que la Madonna vous protège, parce que sa méchanceté était évidente. Il était transparent comme le verre, et suspendu au centre de son corps, on apercevait son horrible petit coeur, noir comme l'encre.

    L'Hérésie de fra Serafico et autres histoires que Toto m'a contées est le premier livre édité du baron Corvo. Ici s'expriment quelques- unes des obsessions de ce personnage controversé - la fascination pour les jeunes éphèbes et les vies de saint en premier lieu. De la montée au ciel de saint Luigi au destin de la maman de saint Pierre, Toto, un jeune romain espiègle nous raconte les petites histoires du Paradis. Six légendes pleines de drôlerie mélangeant allègrement exaltation, mauvaise foi, outrage, tendresse et moquerie, pré gurant tout l'oeuvre romanesque à venir.

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  • Paru alors que Tarjei Vesaas était âgé de 64 ans, L'Incendie est un «roman limité» dans son oeuvre. Avec une force inégalée, l'auteur parvient à faire coexister différents pans de réalités. Jon, «l'esprit?» du roman, pénètre ainsi toutes choses et nous-mêmes. Chaque chose, chaque être, est une voix qui parle et se tait sans que se taire soit ne plus parler, cesse d'être une adresse.

  • CE N'EST PAS la bande que nous recherchons, leur dit-il. Cette fichue bagnole est remplie de statues abandonnées.
    - Sans blague ! dit un deuxième officier. C'est pas net, cette affaire. Ça ne peut pas être des statues, ces trucs. Y sont tous assis. - Y pas de loi qui empêche les statues de s'asseoir, répliqua un troisième policier qui se souvenait de ses manuels d'école. Y a des Vénus accroupies, des Mer- cure volants, des faunes qui sautent dans tous les sens et des tas de trucs dans le genre. - Ouais, et ceux-là, ce sont des Automobilistes Assis ? fit le deuxième policier, sarcastique.
    - Je ne dis pas ça, mais ils pourraient avoir été volés dans un jardin, non ? fut la suggestion suivante, des plus impro- bables. - Vu leurs bobines, j'aurais tendance à penser que c'est plutôt dans un cimetière et qu'ils souffraient tous d'une crise de crampes aiguë.
    - Vous avez déjà entendu parler d'un cadavre qui a des crampes, vous ?
    Convoquant un inventeur fou, une femme korrigan, une nièce cal- lipyge et divers dieux de l'Olympe en chair et en pierre, Examen critique de la pétrification place Thorne Smith dans la grande famille des burlesques, entre Harold Loyd et les Monty Python. Auteur de Ma Sorcière bien aimée, Thorne Smith a écrit Examen critique de la pétrification - jusqu'ici inédit en France - en 1931.

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  • Au premier trimestre 2007, Muriel Mayette, nouvellement nommée à la direction de la Comédie- Française, y met en scène Le Retour au désert de Bernard-Marie Koltès. À l'issue de la série de représentations prévue, l'ayant droit de l'auteur dramatique refuse de renouveler le contrat d'exploitation de la pièce en raison d'un désaccord de fond sur la distribution, plus précisément sur le choix d'un comédien et de son origine ethnique. À la manière d'un enquêteur, Cyril Desclés revient dans L'Affaire Koltès sur la polémique suscitée par cette décision et la manière dont celle-ci a été relayée dans les médias. Et, par-delà le rappel et l'analyse des faits, en connaisseur éclairé de l'oeuvre et de la pensée de Bernard-Marie Koltès, il engage une réflexion sur ce que signifie, en général et en particulier, l'acte de mettre en scène, sur la responsabilité qu'implique un tel acte, ainsi que sur les droits et devoirs des héritiers d'une oeuvre.

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  • Il n'y a pas de bout du monde, puisque la terre est ronde. Mais il y a des lieux d'infinie solitude, balayés par la force cosmique des vents et des bourrasques, qui sont les lieux de la naissance du monde. Restés en l'état de gestation, ils craquent, bouillonnent, transpirent ou gèlent et se fendent encore, tandis que la Terre est déjà en train de mourir.
    C'est un de ces endroits où surgissent d'énormes masses de roche verticale qui montent dans le ciel pour le percer et saisir l'immensité. Les tempêtes du Nord ont depuis longtemps couché les aroles rabougris et épars, comme si ces centenaires avaient compris le sens de la vie : leurs racines tordues aux multiples bosses sont des pieds de géants qui enserrent la planète dans leurs doigts, la maintiennent en équilibre et l'empêchent de rouler vers le vide quand soufflent les vents.
    (...) Dans ce lieu vivent des bestiaux.
    À` travers ces sept nouvelles, François Koltès nous conte des histoires de persévérance, d'entêtement, de lutte au plus intime de l'être. Au milieu de paysages immenses se dévoilent le tâtonnement des âmes et des corps, ballet étrange, séculaire, d'une humanité en quête de paix.

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  • Le sujet central de l'oeuvre de Genet, ce n'est ni le mal, ni la sainteté, la politique ou l'homosexualité mais la mort.
    Être mort, parler par-delà le monde des morts, donner la parole aux morts. Genet est un janséniste qui se place du côté de ceux à qui la grâce fut refusée dès la naissance. Sans salut dans l'au-delà, ces hommes sont dès le premier jour de leur vie des cadavres errants et abjects, des non-êtres sans avenir. Genet est scandaleusement métaphysique par cette première affirmation - être impardonnable, c'est être mort - puis par sa volonté d'accorder sa grâce à ces bannis. Pour cela, il crée une langue qui tresse le champ lexical de la poésie à ceux catholicisme et de l'interlope : elle mêle la rose et la Vierge au meurtre et à la merde. Ce jeu formel, où le bien et le mal s'équivalent, répond à une nécessité, hyperboles et métaphores s'efforçant de faire sens afin d'offrir un verbe qui réaffirme à le droit à la parole, le pouvoir du locuteur, mais aussi de l'interlocuteur : être entendu est un préalable à toute grâce. Cette langue est donc opératoire : sa force poétique permet de nommer les morts, de les inscrire dans une famille et à nous, lecteur, de porter leur deuil.

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  • Le 10 mars 1906 se produit dans l'un des puits de la Compagnie des mines de Courrières une violente explosion, déclenchant un « coup de poussières » qui se propage en quelques secondes à travers cent-dix kilomètres de galeries. La plupart des ouvriers sont immédiatement brûlés ou asphyxiés par les nuées toxiques qui succèdent à la flamme : 1 697 mineurs venaient de descendre au fond, moins de 600 remontèrent à la surface. Mais le 30 mars, après avoir errés vingt jours à travers les galeries éboulées, treize mineurs surgissent à l'air libre. Quatre jours plus tard apparaît un quatorzième rescapé. Ce sont leurs témoignages que nous publions ici, complétés par les rapports de deux survivants du premier jour. Ce livre reprend donc les récits de : Auguste Berthon, Léon Boursier, Louis Castel, Honoré Couplet, César Danglot, Albert Dubois, Élie Joseph Lefebvre, Victor Emile, Joseph Martin, Henri Nény, Romain Noiret, Anselme Pruvost, Charles Pruvost, Léon Vanhoudenhove, Henri Wattier & François Colomer, Fernand Grard

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  • Aujourd'hui / Je me suis réveillé / Comme tous les matins / Les gens allaient déjà au travail / Le soleil était déjà debout / Je me suis souvenu / Comme ces idées qui ne vous quittent pas la veille / Avant de dormir / Je me suis souvenu / Que l'on s'était donné rendez-vous / Dans un lieu bien précis / C'est ici que je suis arrivé pour te rejoindre / Les gens passent / Nous sommes dans la rue / Rue de Belleville Monsieur Belleville est un long poème à la vie et à la ville, un texte qui parle de la folie, de sa porosité, de comment être hors du monde tout en étant hanté par les êtres qui l'habitent. Il s'agit de témoigner de la beauté des vivants, de leurs fragilités, des liens qui les unissent, de la violence qui les menace, de la dureté intérieure qui les guette et de l'espoir qui les soutient. Monsieur Belleville est accompagné d'un avant-propos de Michel Archimbaud et des préfaces de Jean-Luc A. d'Asciano et Ludovic Lamaud.

  • Un des plus grands partis politiques de notre pays, c'est celui des anciens membres et des anciens sympathisants du parti communiste français. Quelle que soit la raison pour laquelle ils se qualifient d'«anciens» : nostalgie, séparation amiable ou non, hostilité, les souvenirs d'André Carrel seront pour eux comme une carte jalonnant leur parcours, ou comme une collection de photographies illustrant des périodes mémorables. Et ces souvenirs peuvent aussi faire revivre [.] des polémiques d'antan. Il est vrai que ce guide [.] n'est pas n'importe qui. C'est un journaliste d'investigation et de responsabilité, qui a parcouru le monde et le siècle pour les principaux journaux de son parti : La Marseillaise, L'Humanité, L'Humanité Dimanche ainsi que pour Le Peuple, organe de la CGT. » C'est par ces mots de Raymond Aubrac que s'ouvre l'autobiographie d'André Carrel.
    Ce résistant de la première heure, qui vécut les joies du Front populaire, évoque aussi la place éminente de femmes, d'intellectuels et d'étrangers dans la Résistance. La paix rétablie, il est de tous les grands combats émancipateurs du XXe siècle : André Carrel nous conte ainsi les histoires complexes des résistants, de la presse française, du pouvoir et du parti communiste.

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  • "À la mère de Samba, le lanceur de cauris qui lisait l'avenir dans les coquillages avait auguré : «Tu auras un fils grand parmi les pêcheurs. Mais jamais il ne devra, jamais, jamais, jamais, prendre femme.» Les femmes du collectif Babel, autour de Ricardo Montserrat et d'Alain Goutal, ont raconté, dicté ou écrit un roman polyphonique imprégné de leur propre histoire. Les Filles d'Ariane nous conte ainsi en français, en arabe et en peul, les destins croisés de femmes vivant entre l'Afrique, les Antilles et l'Europe"

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  • Un des plus grands partis politiques de notre pays, c'est celui des anciens membres et des anciens sympathisants du parti communiste français. Quelle que soit la raison pour laquelle ils se qualifient d'«anciens» : nostalgie, séparation amiable ou non, hostilité, les souvenirs d'André Carrel seront pour eux comme une carte jalonnant leur parcours, ou comme une collection de photographies illustrant des périodes mémorables. Et ces souvenirs peuvent aussi faire revivre [...] des polémiques d'antan. Il est vrai que ce guide [...] n'est pas n'importe qui. C'est un journaliste d'investigation et de responsabilité, qui a parcouru le monde et le siècle pour les principaux journaux de son parti : La Marseillaise, L'Humanité, L'Humanité Dimanche ainsi que pour Le Peuple, organe de la CGT. » C'est par ces mots de Raymond Aubrac que s'ouvre l'autobiographie d'André Carrel. Ce résistant de la première heure, qui vécut les joies du Front populaire, évoque aussi la place éminente de femmes, d'intellectuels et d'étrangers dans la Résistance. La paix rétablie, il est de tous les grands combats émancipateurs du XXe siècle : André Carrel nous conte ainsi les histoires complexes des résistants, de la presse française, du pouvoir et du parti communiste.

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