Labor Sciences Humaines

  • " L'Unique et sa Propriété ", dès sa publication en 1844, suscite un grand intérêt populaire et politique, notamment dans la polémique qu'il engage avec la gauche hégélienne, l'humanisme de Feuerbach et le communisme.
    Il sombre ensuite dans l'oubli. Stirner y proclame que les religions et les idéologies se fondent avant tout sur des superstitions. Il considère le nationalisme, l'étatisme, le libéralisme, le socialisme, le communisme ou encore l'humanisme comme des superstitions. Paradoxalement la féroce polémique engagée par Marx à l'encontre de L'Unique et sa Propriété en fait une lecture incontournable pour qui veut comprendre le marxisme.
    La critique de Stirner est en effet considérée comme décisive dans la conversion de Marx de l'idéalisme au matérialisme, dans son détachement de la philosophie humaniste de Feuerbach ainsi que dans sa rupture définitive avec le " socialisme utopique ".

  • « Et si Dieu existait, il faudrait s'en débarrasser ! ». « Si Dieu est, l'homme est esclave; or l'homme peut, doit être libre, donc Dieu n'existe pas. » Ces deux phrases illustrent très bien le célèbre ouvrage de Michel Bakounine. Pour lui, la religion est source d'esclavage et de misère et son Dieu et l'État frappe les tables de la loi comme un marteau en furie. Dieu et l'État est l'ouvrage classique de l'athéisme. Ce plaidoyer matérialiste, rationaliste et radicalement démocratique répond à Voltaire et à son « Si Dieu n'existait pas, il faudrait l'inventer » par « Si Dieu existait réellement, il faudrait le faire disparaître ».

  • Un quart de siècle de silence n'y a rien fait : Jean-Paul Sartre (1905-1980) continue à susciter l'anathème ou le dithyrambe, l'urticaire ou la pâmoison.
    Faut-il qu'il ait marqué les esprits ! Est-il définitivement impossible d'instruire son dossier à charge et à décharge ? Doit-on renoncer à toute " objectivité " à son égard ?. Prendre au pied de ses lettres le philosophe, l'homme de plume, qui aimait d'amour la littérature et qui très tôt considéra que la vie d'un écrivain doit se comprendre à partir de sa littérature, évoquer le chantre de l'engagement de manière dégagée : telle est l'ambition du petit livre de William Bourton, auteur, l'an dernier, d'un Sartre, d'un siècle l'autre, salué par la critique.

  • Les images ont de tout temps exercé un puissant pouvoir d'attraction sur les jeunes. Philippe Meirieu parle, de « sidération ». Cela n'est pas sans conséquences sur leur manière d'appréhender le monde et d'envisager la vie en société. Cela ne facilite pas le travail éducatif et soulève des questions fondamentales pour les parents et les enseignants. C'est sur cette toile de fond que les entretiens entre Philippe Meirieu et Jacques Liesenborghs revisitent les étapes décisives de l'éducation : renoncement de l'enfant-roi à la toute puissance, accès progressif à l'altérité et à la citoyenneté

  • Se souvenir de son histoire, retrouver ses racines, cultiver les lieux de mémoire, telle aura été l'obsession commémorative du XXe siècle finissant, dont on peut trouver des illustrations aussi bien dans le goût pour le mobilier rustique, l'engouement pour la chine, le recyclage, la rénovation, la restauration, mais aussi pour la psychanalyse et la généalogie.
    Et si notre époque baigne dans la nostalgie d'un temps imaginaire, il y a tout lieu de s'interroger sur cette identité culturelle qu'on invoque comme remède à notre misère existentielle et comme panacée pour tous nos maux sociaux. Le musée, au prétexte de nous aider à mieux voir et à mieux nous souvenir, n'en vient-il pas à nous dispenser de regarder et d'exercer notre mémoire? Et n'est-ce pas un monde muséalisé mis à la disposition de l'homo touristicus afin de satisfaire sa soif d'exotisme en tout genre que nous nous préparons sans y prendre garde?

  • Auteur en 1753 d'un " essai sur la société des gens de lettres et des grands ", sur la réputation, sur les mécènes, et sur les récompenses littéraires, d'alembert condamne les auteurs et les philosophes de cour.
    Il met, également en garde contre la passion pour le penseur étranger. il développe une critique du français et des néologismes et récuse l'exil pour régler ses problèmes. d'alembert dénonce les journalistes mercenaires qui vantent les nuls et passent la qualité sous silence. il dénonce le désir de reconnaissance comme mobile de l'écriture.

  • Sur le mode d'une conversation familière et spontanée Pierre Delrock interviewe Bernard Focroulle.
    Ils évoquent Liège, sa ville natale, son amour de la musique, sa passion de l'orgue, les concerts, l'enseignement, les Jeunesses musicales et sa participation à différents mouvements comme " Ars Musica " ou " Bruxelles 2000 ". Attentif aux évolutions de la société, Bernard Focroulle ne se contente pas d'un rôle d'observateur : il lui importe de faire oeuvre utile pour tous les moyens mis à sa disposition et notamment à la Monnaie : maison d'opéra, certes, mais aussi lieu de rayonnement culturel et social.
    La musique et la poésie traversent tout l'entretien, avec en toile de fond une réflexion sur l'art, le regard de l'artiste sur le monde, la question du sens et la relation entre culture et démocratie.

  • Ce livre raconte l'histoire de Joke, une jeune femme de 20 ans qui atout pour être heureuse.
    Spontanée, joviale, intelligente, elle part pour l'Australie, dans le cadre d'un échange d'étudiants. Là, elle se trouve confrontée à une grosse dépression et à de profonds doutes sur son orientation sexuelle. Ce qui couvait sans doute depuis des années éclate soudain au grand jour. Ni l'appui inconditionnel prodigué par son entourage ni une aide psychiatrique ne lui seront d'aucun secours. Rentrée au pays, elle s'est suicidée au sein d'une institution psychiatrique.
    Marc Vande Gucht est le père de Joke. Dans ce livre, il plaide pour un système psychiatrique plus adapté aux besoins des patients souffrant de tendances suicidaires. L'ouvrage se veut également un soutien pour les personnes ayant vécu de près ou de loin un drame similaire. Il lance également un appel pour plus de tolérance et un meilleur suivi des patients et de leurs proches, pour plus d'empathie, pour un enseignement plus attentif aux problèmes des jeunes troublés par leur orientation sexuelle, pour plus de responsabilité et de solidarité entre les citoyens...
    Bref, il s'agit d'un plaidoyer pour une meilleure qualité de vie pour chacun d'entre nous.

  • Cet ouvrage permet de découvrir une facette méconnue du sort des Juifs en Belgique entre 1941 et 1944. L'Association des Juifs en Belgique a été créée par l'occupant nazi afin d'instituer un véritable ghetto social pour les Juifs. Le livre veut faire comprendre les rouages de l'instrument mis en place par l'occupant pour persécuter puis déporter les Juifs.

  • Le témoin semble être devenu le relais indispensable pour la mémoire et les commémorations des grands événements, surtout des événements tragiques, faisant ainsi concurrence à une transmission plus classique du passé, de l'histoire, celle écrite par les historiens. L'ouvrage présente un état de la diversité des initiatives d'enregistrement de la « parole des gens », qu'il s'agisse de l'histoire orale militante, à l'écoute des exclus et de ceux qui sont au bas de l'échelle sociale, de la pratique archivistique pour documenter les historiens du futur ou du témoignage comme enjeu de l'écriture de l'histoire la plus contemporaine.

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