Le Passage

  • Que devient une mère quand son tout-petit s'en va ? En s'appuyant sur des photos de famille qu'on ne voit pas, Sandrine Roudeix traverse vingt ans de fusion et de défusion maternelles, démêlant les fils qui tressent la séparation inévitable d'une mère célibataire et de son garçon. Dans un roman où affleurent à chaque page l'amour et la tendresse, où la grâce naît de la vérité et de la mise à nu toujours sincère et parfois crue des situations, elle interroge la manière dont une jeune fille devient femme en devenant mère et dresse le portrait lumineux d'une double émancipation.

  • Gouverneurs de la rosée narre le retour d'un habitant de Fonds-Rouge sur sa terre natale après quinze ans de travail à Cuba. Fort de cette expérience, il réussit à sauver sa communauté de la sécheresse en trouvant une source d'eau et en réinstaurant la pratique de la coumbite ou travail agricole collectif. Réunissant plusieurs préoccupations de l'indigénisme de Roumain : la compatibilité entre l'expérience scientifique et certaines pratiques traditionnelles, l'éradication des divisions de couleur au profit de la lutte des classes, et la reprise en main par le peuple haïtien du contrôle de la terre, ce roman, qui, depuis sa publication, a été autant loué que critiqué, demeure une référence incontournable de la littérature antillaise, tant pour son apport idéologique que pour la tendresse de son art.

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  • Lors d'un voyage scolaire en allemagne, un jeune professeur découvre au camp de concentration de buchenwald la photographie d'un détenu dont la ressemblance avec son propre père adrien, le stupéfie.
    Rentré en france, il retrouve son père, mais le souvenir de la photographie ne le quitte plus. il décide alors de se lancer dans une recherche qui va bouleverser sa vie. ce détenu, nommé david wagner, se révèle être son véritable grand-père. peu à peu se met en place l'autre famille, la branche wagner, la branche cachée, celle dont personne chez les fabre n'évoque l'existence. et c'est le destin croisé de ces deux familles, deux générations plus tôt, lorsque l'ambitieux david wagner rencontra le riche marcel fabre et sa femme virginie, qui éclate alors au grand jour, ainsi que les terribles conséquences que la liaison entre david et virginie entraîna.
    Au cours de sa quête à travers la france et l'allemagne, dans la nouvelle vie qu'il tâche d'inventer avec une allemande qu'il vient de rencontrer, le jeune homme se rend compte qu'on ne se débarrasse pas si facilement du passé - ni du sien, ni de celui de sa famille. lorsqu'on remonte à l'origine de la violence, c'est sa propre violence qu'on finit par rencontrer.

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  • Alabama, 1880. Dans une plantation du sud des États-Unis, la naissance d'Helen console sa mère d'un mariage bancal. Un monde s'ouvre entre Kate et sa fille, et puis tout bascule : les fièvres féroces ravagent l'enfant adorée.
    Cette fillette à la destinée extraordinaire, beaucoup la connaissent. La renommée d'Helen Keller, aveugle, sourde et muette, enfant farouche tenue pour folle et puis surdouée, a franchi frontières et années.
    Kate Keller, que La Belle Lumière éclaire aujourd'hui, semblait en revanche repoussée dans l'ombre à jamais. Sans elle, pourtant, sa fille aurait-elle pu accéder au miracle de la connaissance ?
    Comme glissée au coeur de son héroïne, tant vibre dans ces pages le corps déchiré de Kate, Angélique Villeneuve restitue, de son écriture sensuelle et précise, la complexité d'une femme blessée et dévorée par l'amour. Dans ce Sud encore marqué par la guerre de Sécession et les tensions raciales, le lecteur traverse avec elle une décennie de sauvagerie, de culpabilité et de nuit. Mais découvre aussi, et c'est là la force du livre, un temps de clarté et de grâce.

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  • Par une nuit de neige qui finit par immobiliser Paris, monsieur Jaume se rend dans un café de la rue Saint-André-des-Arts. En veine de confidences, il raconte à Virgile, un bistrotier désabusé, la malédiction qui le frappe. Monsieur Jaume est immortel.
    Toute la nuit durant, et avec la promesse de lui révéler son secret, il va confier à Virgile ses multiples existences passées. Né à Marseille en 1702, il fuit la grande peste, part à l'aventure en Afrique, cultive le café en Guyane, meurt à cent reprises et revient à la vie autant de fois. Peintre d'ex-voto au Brésil, guetteur de cadavres sur le Rhône, négrier à l'occasion, clerc de notaire à Paris, ermite au Portugal ou spectateur de la révolution de 1848, Jaume connaîtra l'amour, l'amitié et la trahison.
    Tout d'abord sceptique, Virgile l'écoute. Puis, peu à peu, sa curiosité s'éveille et il se laisse prendre au jeu. Être immortel semble bien tentant. Mais n'est-ce pas le pire cadeau que le sort puisse offrir à un homme ?
    Avec Les Voyages de sable, Jean-Paul Delfino nous invite à une longue traversée poétique et fantastique, où une nuit dure trois siècles et l'arrière-salle d'un café ouvre sur les cinq continents.

    1 autre édition :

  • Récit autobiographique qui dérape, qui désespère mais en même temps qui fait beaucoup rire et qui donne l'espoir. Depuis sa plus tendre enfance, Augusten déteste l'école et exècre le désordre. Par contre, il voue une passion quasi-obsessionnelle à tout ce qui brille, adore tout ce qui est star, paillettes et feuilleton. Et ça fait longtemps qu'il se rend compte qu'il est gay. Du haut de ses douze ans, en attendant le divorce qui mettra fin aux disputes entre son père prof alcoolique et Diedre, sa mère poétesse psychotique -, Augusten se prépare à un autre avenir : animateur de télé, médecin dans Urgences...
    Arrive, sous ses faux airs débonnaires de père Noël, le Dr Finch, un psy
    aux méthodes très peu orthodoxes : famille d'adoption, famille
    d'horreur... Ce recueil étonnant, vrai à en être déconcertant, ne peut
    laisser indifférent le lecteur.

  • « Dans leur combat pour l'égalité, les Noirs ont tout essayé. Nous avons imploré, nous nous sommes révoltés, nous avons joué les amuseurs publics et épousé des Blancs. Pourtant, on continue à nous traiter comme de la merde. Rien ne marche, alors pourquoi subir une mort lente ? La petite annonce dans le journal du dimanche disait : "Cherchons négro démago capable de guider peuple opprimé jusqu'à la Terre promise. Rémunération selon expérience. Débutants acceptés." Etant poète, et donc experts en techniques de coercition de l'âme noire par les sentiments, j'étais on ne peut plus qualifié pour le poste. A cette époque, tout le monde m'écoutait - des intellos aux clodos en passant par la coterie des politicards - aussi, vingt-deux millions d'âmes en déshérence m'ont promu manipulateur à plein temps et père adoptif d'une ethnie à l'abandon. Les nègres ont alors déferlé sur Hillside, scrutant le smog californien dans l'attente d'un signe annonciateur, et l'Histoire a ajouté mon nom à la bande des messies déjantés qui répondent à l'appel de Satan : Jim Jones, David Koresh, Chales Manson et le général Westmoreland. Toute la bande et puis moi. Les pages qui suivent constituent mes mémoires. »

  • Chaque été sur l'île, les deux frères retrouvent leur jeune cousin venu du continent. Ensemble, les enfants pêchent, jouent, chahutent. Rémi, le plus jeune des trois, est en admiration devant les deux grands. Il aimerait leur ressembler mais il n'est pas vraiment comme eux, il ne vit pas ici. De leur côté, les adultes profitent de l'insouciance de l'été. Sur le terrain familial, au bord de la mer, l'existence est plus douce. Au soleil, ils souhaitent effacer les anciennes cicatrices, celles dont on ne parle jamais, le meurtre du grand-père et l'enfant qui devait naître.
    Leur histoire se mêle à celle des ancêtres. Dans la maison au figuier, figure tutélaire, il y a la vieille tante Maria. Signadora mystique, sorcière, guérisseuse qui perpétue les traditions immémoriales. Les enfants la redoutent, s'interrogent sur cette femme silencieuse et toujours en noir. Puis ils grandissent et pensent à d'autres jeux, aux feux de camp sur la plage avec les filles notamment.
    Mais quand vient la fin de l'adolescence, que certains choix s'imposent même s'il semble impossible de quitter l'île, un nouveau drame se produit. Meurtre ou accident?? Comme leurs parents avaient autrefois dissimulé les blessures, la nouvelle génération se retrouve à son tour confrontée à l'indicible.

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  • Déboire

    Augusten Burroughs

    Après Courir avec des ciseaux, récit autobiographique de son adolescence pour le moins surprenante, l'auteur récidive avec Déboires et nous livre le témoignage drôle et poignant de son combat contre l'alcoolisme. Augusten, la vingtaine bien tapée, autodidacte ambitieux, se trouve propulsé comme créatif dans l'univers impitoyable de la publicité à New York. Toujours hanté par les démons de son passé, il va trouver refuge dans l'alcool, au point de mettre en danger sa carrière professionnelle. Un appartement devenu dépotoir de bouteilles vides, des beuveries en compagnie de son ami des pompes funèbres, l'ombre du Sida, un centre de désintoxication aussi gay qu'invraisemblable, un amant qui le quitte pour le crack. Burroughs nous surprend une nouvelle fois par la lucidité de son regard sur la société américaine et sur lui-même.

  • " Disparition d'un avocat dans le 17e arrondissement de Paris.
    Ses proches comme les membres de son cabinet sont sans nouvelles de lui depuis bientôt deux semaines. Sa voiture, une Jaguar XJS et certains effets personnels ont disparu. La police n'exclut aucune piste. " Un matin qu'il déambule à Drouot, maître Pierre-François Chaumont, collectionneur, fait l'acquisition d'un portrait au pastel du XVIIIe siècle qui lui ressemble étrangement. Le tableau devient vite un sujet de discorde : ni sa femme, ni ses proches ne remarquent la ressemblance...
    Pourtant, dans l'angle en haut à droite, de mystérieuses armoiries vont rapidement livrer leur secret et l'emmener loin, très loin...

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  • " Il est possible que Mexico soit une tumeur géographique. Ce qui est sûr et certain, c'est que cette ville ne cesse de grandir. Comment faire tenir tout Mexico dans un livre ? C'est ce que je me suis proposé de faire dans ce roman démontable qu'est Mantra. Je trouvais intéressant qu'un livre sur une ville aussi gigantesque qu'un pays puisse correspondre à la forme et à l'esprit qui l'avait inspiré. De là la monstruosité de Mantra, qui est presque une aberration littéraire où les narrateurs se transforment en d'autres narrateurs (le roman commence sur le récit d'une tumeur cérébrale et se poursuit dans la bouche d'un mort français qui raconte ce qui se passe dans un inframonde précolombien ; il se conclut entre les dents et la langue d'une sorte de momie-robot. " Rodrigo Fresán

  • Paris, 1925. Dans le bouillonnement des années folles, deux hommes vont vivre une nuit d'exception.
    À la poursuite d'une femme fantomatique et aimée, sur les traces de Jean Cocteau qui leur a volé l'argument d'un opéra, ils sillonnent la nuit parisienne, de la Closerie des Lilas au Père-Lachaise, de l'Opéra Garnier à la banlieue rouge. Dans les méandres de la Ville Lumière, ils vont rebondir de caboulots en night-clubs et se laisseront entraîner dans une valse canaille durant laquelle ils croiseront Chagall et les époux Delaunay, Toulouse-Lautrec, Modigliani, Abel Gance, Chaplin ou encore la mémoire d'Apollinaire. Dans cette course folle, ils vont refaire le monde, rêver de gloire, pêcher le grand requin blanc sur les rives de la Seine, se promener à dos de girafe ou partir vers l'inconnu à bord d'une locomotive Pacific.
    Ces deux hommes, dont le génie n'est pas encore reconnu, se nomment Blaise Cendrars et Erik Satie. Ensemble, ils vont se trouver et se perdre, tenter de réenchanter le monde, jusqu'au bout de la nuit.

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  • Femme exceptionnelle, surnommée « la fiancée du danger », Marie Marvingt (1875 - 1963) collectionna tout au long de son existence un nombre considérable d'exploits sportifs. Au moment de s'éteindre, à 88 ans, cette pionnière de l'aviation avait remporté 17 championnats mondiaux dans diverses disciplines, était détentrice de 34 médailles, avait accompli à vélo un Tour de France que les organisateurs avaient refusé d'homologuer et venait de passer son brevet pour piloter un hélicoptère à réaction.
    Mais la vie de Marie Marvingt fut loin de se limiter à ces succès. Très tôt consciente de la liberté à conquérir pour les femmes, elle batailla pour cela sans relâche. Courageuse, volontaire et emplie d'amour pour les autres, elle fut notamment l'inventrice de l'aviation sanitaire qui sauva, et continue à sauver, nombre de vies humaines. Pourtant, un mystère plane sur cette destinée : on ne lui connaît aucun lien amoureux. Désir d'indépendance totale ? Influence de la religion ? Peut-être la fiancée du danger n'a-t-elle simplement pas trouvé une compagnie à la hauteur de son esprit révolutionnaire.
    Si la presse, dans toute l'Europe et jusqu'en Amérique, a rendu compte de ses exploits mirobolants, Marie Marvingt est morte à Nancy dans une misère scandaleuse, et a sombré dans l'oubli. Ce roman entend lui redonner la place prééminente qui est la sienne parmi les figures majeures du XXe siècle.

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  • Paris, juin 1995. Dans un grand restaurant, un serveur est violemment frappé par un client. Autour de lui, personne n'intervient. Ni le couple russe qui contemple cette scène avec des sentiments mêlés, ni la femme du client en colère, ni les deux jeunes gens, deux Français, venus fêter une première embauche à la banque. Une simple anecdote ? Pas même un fait divers ? Dans le cours des vies, aucun événement, si minime soit-il, n'est anodin. Et la brutalité de l'un, l'indifférence ou la lâcheté des autres vont bientôt se révéler pour ce qu'elles sont vraiment : le premier signe de leur déclin. De la chute du mur de Berlin à la crise financière de 2008, dans un monde façonné par l'argent, les destins croisés des acteurs de cette scène inaugurale, de l'oligarque russe au financier français en passant par le spéculateur immobilier, tissent peu à peu une toile. Et au centre de la toile, Sila, le serveur à terre, figure immobile autour de laquelle tout se meut. Après L'Origine de la violence, Fabrice Humbert signe avec La Fortune de Sila un roman captivant, une véritable fresque contemporaine de nos sociétés mondialisées.

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  • Certains pensent que le divorce, ça ne sépare que les adultes. Années 80. Déferlante rose sur la France. Première grosse vague de divorces aussi. A la télé, Gainsbourg, Benny Hill et le Top 50. Un frère et une soeur sont éloignés. Vacances, calendriers, zone A, zone B. La séparation est vécue différemment par chacun. Chacun son film, sa version, le père, la mère, la soeur. Chacun sa chanson.
    Un seul se tait, le cadet. Lui, ne parle pas, il attend. Huit ans, neuf ans, dix ans.
    Dans les familles, les drames se jouent mais ne se disent pas. Huit ans, vingt ans trente ans. Que nos vies aient l'air d'un film parfait est un livre sur l'amour fraternel, celui qui seul permet de traverser ces années sauvages, ces plages d'enfance.

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  • Il y a les vies que nous aimerions vivre... et celles que nous vivons, faites de compromis, de doutes, de fantasmes : le fils qui fait de la scène pour attirer l'attention de son père, la jeune femme qui comprend que ses opérations de chirurgie plastique n'ont pas réglé ses problèmes, la fan de David Bowie qui perd le sens de la réalité, l'homme qui à force de ratures, de biffures sur son agenda se rend compte que c'est son existence qu'il annule jour après jour, la victime de viol dans le déni qui relate son agression comme s'il s'agissait d'une histoire d'amour, le photographe Rmiste en panne de modèles... Avec un style concis, direct, très contemporain, cru sans jamais être cruel, Que nos vies aient l'air d'un film parfait porte un regard à la fois corrosif et humoristique sur les parents, les enfants, les amants, les maris et les femmes... Bref, sur la société et sur ses failles.
    Carole Fives est née en 1971, elle vit à Lille et partage son temps entre les arts plastiques et la littérature. Pour Que nos vies aient l'air d'un film parfait, elle a reçu le prix Technikart du manuscrit 2009, présidé par Alain Mabanckou.

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