Notari

  • 2020 sera une année de commémoration ? ; celle du centenaire de la mort d'Hector Hodler (1887 - 1920), fils de Ferdinand Hodler, mais surtout espérantiste et pacifiste engagé. Les Archives Jura Brüschweiler, en collaboration avec la Société Suisse d'Espéranto, célébreront cet événement à travers une publication bilingue français-espéranto, et une exposition itinérante. Les Archives Jura Brüschweiler possèdent un important fonds d'archives documentant la vie d'Hector Hodler, comprenant correspondance, carnets intimes, manuscrits, photographies et dessins, pour la majorité encore inconnus.
    L'étude et l'inventaire récents de ces documents permettent aujourd'hui d'éclairer sous un nouveau jour la personnalité et le parcours de ce pionnier de l'espéranto, particulièrement actif à Genève, à l'aube du XXe siècle. Bien qu'ayant été un acteur fondamental du développement de l'espéranto en Suisse et l'initiateur d'une action pacifiste en collaboration avec la Croix-Rouge durant la Première Guerre mondiale, Hector Hodler reste méconnu en dehors du monde espérantiste.
    Cette publication sera l'occasion de faire découvrir de nouvelles facettes du personnage à l'aune des documents récemment dépouillés. Modèle de son père, jeune collégien curieux et précoce dans son engagement, journaliste prolifique, fondateur de l'Association Mondiale d'Espéranto (UEA) et défenseur de la paix ? ; Hector Hodler a laissé son empreinte dans l'histoire de l'art, à travers les tableaux de son père, mais il a surtout impacté durablement le mouvement espérantiste.
    Sous la direction de Marine Englert, réunissant des textes de spécialistes de l'espéranto et d'Hector Hodler, ainsi que des textes écrits par ce dernier, l'ouvrage sera l'occasion de comprendre le cheminement intellectuel ainsi que les grandes actions de cette figure qui a manifestement marqué son temps.

  • Ce récit surprenant raconte l'histoire de la découverte de la célèbre peinture de Manet, par le biais d'une simple carte postale, par deux adolescents de banlieue. Cette rencontre avec le célèbre tableau suscitera de leur part une réflexion assez naïve sur l'art et leur donnera envie de "jouer aux artistes".
    Cela, avec l'idée non cachée de s'enrichir de manière démesurée, comme le font certains artistes contemporains dont ils ont eu vent et dont les "oeuvres" laissent très perplexes les deux garçons. Le tableau qui donne le titre à ce récit les stimulera ainsi à "remettre en scène" le fameux déjeuner, ce qui sera fait avec la complicité d'une jeune tante, prête à jouer le jeu. Ceci jusqu'au point de se dénuder pendant le pique-nique que les deux garçons auront organisé. La grande excitation que suscitera cette "performance" chez les deux amis, leur empêchera, pour finir, de mener à bien leur "projet artistique". Ils oublieront en effet de faire ce qu'ils avaient prévu depuis le début, soit de prendre une photo de leur «installation», éblouis -ou plutôt étourdis- par la nudité de la jeune femme... mais le souvenir de leur «déjeuner sur l'herbe» restera gravé pour toujours dans leur mémoire !

  • Des "petits riens" écrits au printemps 2020, dès le premier jour du confinement, et adressés par l'auteur au jour le jour par WhatsApp, sous la forme de messages audio, à ses proches et à ses filles, façon de lancer avec une naïveté assumée des brins de poésie pour éclairer le monde qui nous venait. Son ami comédien Patrice Bornand s'est prêté au jeu en mettant son très beau talent d'interprète à les enregistrer sur son téléphone dans sa petite cuisine parisienne.
    C'était plein de bruits de casseroles et de bouteilles, et de motos qui pétaradent dans la nuit. La poésie est faite de cela, d'un oiseau qui passe dans le ciel, d'un enfant qui pleure au loin, des petites brumes qu'on regarde accrocher aux branches leurs fantômes après la pluie, des étangs qui luisent dans le soir au coeur de la forêt, de toutes nos envies, et de la farouche volonté de ne jamais nous laisser prendre et enfermer par les événements.
    Et de filer nos rêves, et de nous souvenir, que le bonheur est fait souvent de trois fois rien.

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  • C'est l'histoire de Xavier, un ouvrier dont le travail, dans une usine, augmente au point de ne plus lui laisser le temps pour vivre sa vie. De là, la décision de donner sa démission. Mais son très gentil patron a une solution : il l'envoie dans une sorte de boutique qui, par son enseigne, ressemble à un salon de beauté.
    Dans cet endroit très accueillant, Xavier va se retrouver tout nu dans une baignoire pleine d'eau chaude. C'est en sortant de ce bain relaxant, qu'une incroyable surprise l'attendra : dans une bai-gnoire jumelle, il découvrira un autre « soi », un gémeau, un double parfait.
    Le Double est un conte contemporain très inquiétant qui nous parle du monde du travail, de respect de l'individu et de clonage humain.

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  • Les joues rouges

    Janisch/Blau

    • Notari
    • 16 Juin 2009

    Qu'y a-t-il de plus beau qu'un grand-père sachant vous raconter les histoires les plus folles et les aventures les plus extraordinaires ?

  • La fleur de feu

    Beurret/Brazs

    • Notari
    • 30 Août 2009

    Personne n'a jamais vu de fougère en fleur.
    Pourquoi alors ne pas tenter de chercher cette fleur, partout dans le monde ?

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  • Manuel muller sculpteur

    Collectif

    • Notari
    • 13 Novembre 2012
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  • En donnant à notre colloque le titre Dali.
    Sur les traces d'Eros, nous souhaitons encourager une réflexion sur l'inscription de l'éros dans l'oeuvre dalinienne, que celle-ci soit écrite ou peinte. Comme le signala Sarane Alexandrian, le mot érotisme apparut très tard dans les écrits surréalistes. De même, l'acceptation sexuelle du mot orgasme fut très tardive : jusqu'au XIXème siècle, il désigne simplement " une grande colère ". Autant de raisons de parler de "traces d'éros ", plutôt que d'érotisme.
    Cela semble aussi convenir mieux à l'oeuvre de Salvador Dali qui a beaucoup parlé d'amour courtois. De plus, hormis ses dessins et " gribouillis " hâtifs en marge de ses manuscrits, ce qu'il nous présente, ce sont quelques gouttes, de discrètes érections et beaucoup de corps démembrés. L'état du Monstre du sex-appeal est à ce titre très significatif. L'érotisme, oui, ou ce qu'il en reste. Le choix du mot trace a, lui, des enjeux psychanalytiques.
    Dans sa préface à la Gradiva de Jensen/Freud (dont Dali a récrit l'histoire dans la première partie de La lie Secrète de Salvador Dali et figure à laquelle il dédie son autobiographie), J.B. Pontalis soutient que Freud est moins historien qu'archéologue : " La trace, plus que le cours des événements, l'intéresse car l'événement, pour lui, c'est la trace ". Qualifier une trace d'événement implique que ladite "trace" n'est pas un fossile mort, ou une ruine immuable, mais qu'elle se manifeste davantage comme une force qui n'en finit pas d'exercer son action.
    Cette conception suppose que le sujet de l'érotisme est dynamique et se présente comme une question qui interpelle activement tant l'artiste sur lequel on s'interroge que le critique qui se penche sur cette question. La représentation du Narcisse penché sur lui même l'illustre. La main. fossilisée de la toile La Métamorphose de Narcisse est la condition de la surrection de la double-image. La main aussi " morte " semble-t-elle trouve l'énergie plastique de se déplier en un corps vivant plongé dans une contemplation intérieure métamorphique.
    En se penchant à son tour sur l'oeuvre de Dali, chaque conférencier est invité à réfléchir à la portée des traces d'éros dans son propre discours. L'érotisme en effet n'est pas nécessairement étranger au discours critique. Non pas seulement que traquer les traces de l'érotisme puisse être une quête excitante, cette excitation peut-être éclairante. L'excitation de la recherche ou l'excitation tout court.
    Ainsi, dans son récent livre Dali et moi, Catherine Millet propose que l'on tire profit de sa vie sexuelle comme ressource critique. Elle appliqua ce critère exploratoire dans La lie sexuelle de Catherine M. qui montre clairement ce que se partagent le sexe et l'espace. Que l'oeuvre de Dali l'ait incitée à répéter ce parti-pris n'a rien pour nous surprendre. Notre peintre et écrivain, dans son texte Le Phénomène de l'extase, ne nous a-t-il pas mis au pied du mur lorsqu'il déclara : Je demande au critique d'art: que pensez-vous de telle ou telle oeuvre au moment de l'extase ? Et d'abord : mettez-vous en état d'extase pour me répondre.
    Que nous demande Dali? Pouvons-nous penser en extase ? Et penser à Dali ? La pensée sera convulsive ou ne sera pas? De quelle trace, l'extase (sexuelle, esthétique ?) peut-elle marquer notre parole critique? Et le doit-elle ?

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  • "Elle marchait en équilibre sur la corniche du patio, à trente mètres du sol. Tout le monde en bas retenait son souffle, de peur qu'un simple courant d'air ne la fasse chuter. Un avion est passé lentement dans le ciel et son haleine muette et laiteuse a tracé derrière elle, dans le bleu craquelé de froid de ce matin d'automne, un joli feston de fibres cotonneuses. Elle sembla s'y appuyer un court instant, puis se remit à cheminer sur le bord du monde, de son pas gracile de danseuse ivre.
    La ville avait plongé d'un seul coup dans un silence vibrant, que seules les corneilles mantelées déchiraient de leurs craillements charbonneux. J'ai fendu la foule tétanisée des futurs laissés-pour-compte, et avant que j'aie pu dire quoi que ce soit, elle s'est jetée dans le vide. Son corps a flotté dans les airs, c'était beau et suave, elle souriait, et j'ai cru l'entendre me murmurer, en tombant, des mots d'amour et de désespoir.
    Le choc mat et sourd que son enveloppe corporelle a fait en touchant le sol s'est fiché dans mon coeur, comme un coin de métal vif et brûlant. Pour toujours. Elle s'appelait Pamplemousse, elle était belle, elle était argentine, c'était mon amoureuse, et je l'aimais à la folie. Je me suis enfui. De ma vie, de mon bonheur, vide désormais, de Genève. J'ai pris, en aller simple, le premier vol pour Buenos Aires." André Martin

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  • Le Théâtre Am Stram Gram de Genève, fondé par Dominique Catton en 1974, a été un des premiers "théâtres pour la jeunesse" et reste une référence à niveau européen pour la qualité des spectacles qu'il crée et propose chaque année. Au moment où son fondateur part à la retraite, ce livre célèbre les 38 premières années d'existence de cette institution genevoise.
    Le livre affiche une présentation de tous les spectacles qui y ont été mis en scène depuis sa fondation, et propose pour chaque spectacle, de brefs textes écrits par les personnes qui les ont réalisés ou interprétés. De Les Bijoux de la Castafiore (d'après Hergé) à Les Deux Gredins de Roald Dahl, en passant par l' Histoire du Soldat de Ramuz et Igor Stravinski, jusqu'à Pinocchio ou encore par Une Saison en enfer de Rimbaud ; la liste des spectacles qui défile sous les yeux du lecteur est presque infinie...
    La documentation photographique puise dans les archives de presque 40 ans d'activité de ce lieu unique et fait revivre des moments magiques de théâtre, qui ont marqué des milliers d'enfants sur presque trois générations. La mise en page, réalisée par le très prestigieux atelier de Roger Pfund, donne à ce beau livre une valeur ajoutée pour sa qualité graphique aussi.

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    1 autre édition :

  • «Il y avait une fois un soldat qui s'en revenait de guerre.» Un conte inédit de Pernette Chaponnière (Genève, 1915-2008), illustré par Carine Sobczak.

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  • Réunis en un volume illustré de photographies et dessins contemporains, on présente ici les textes les plus genevois de Michel Butor: la série «Concernant Genève», écrite en 1986 est accompagnée de deux textes inédits qui ouvrent et ferment l'ouvrage.

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  • Hotel commercio

    Véronique Goel

    • Notari
    • 16 Juin 2009

    Un livre de cinéaste, qui ne se lit pas comme les autres. Sur la couverture, seuls le nom de l'auteur, Véronique Goël, et le titre: Hotel Comercio. Enigmatique. Rien n'indique encore de quoi il s'agit. On ouvre le livre et l'on découvre une série de 110 photographies réparties sur 56 pages, cernées de six lignes de texte en majuscules. L'hôtel Comercio lui-même n'apparaît que sur une ultime photographie, ajoutée à la dernière page, juste avant la quatrième de couverture. Il ferme le livre et il semble lui aussi fermé, stores baissés - presque en sursis, peut-être désaffecté. Au fil de la lecture, on l'aura donc cherché, cet hôtel, pour comprendre enfin qu'il représente à lui seul toute la ville que l'auteur a voulu étaler sous nos yeux. Mais où sommes-nous ? Ces places et ces rues, saisies à la lumière crue du petit matin, ces nettoyeurs, ces dormeurs oubliés sur leur banc, ces sacs de gravats, restes de quartiers livrés aux remodelages immobiliers, ces calicots aux fenêtres qui hurlent d'impuissance face au tapage nocturne, toute cette dérive urbaine, c'est Barcelone. Mais le lecteur comprend vite que le propos ne relève en rien de la couleur locale: tout cela, tôt ou tard, il pourra le lire dans sa propre ville - à moins qu'elle ne soit pas (exception, miracle) un «hôtel comercio» assujetti aux seules chimères du profit pour assurer sa prospérité.
    Le texte ne commente pas les images. Une suite de phrases informatives (en trois langues, espagnol, français, anglais), sous forme de «dépêches» d'agences mises bout à bout, se déroule comme un long ruban amenant le lecteur à revenir au début du livre, et donc à repasser toutes les images, chaque fois qu'il arrive à la fin d'une ligne. La fonction de ce texte (certaines informations concernent Barcelone, mais la plupart sont des flashs d'actualité internationale) est donc de constituer une toile de fond, un miroir du monde, de manière à orienter la contemplation des photographies. Les phrases se développent ainsi comme un écran sur lequel sont projetées des images que le lecteur est invité à recomposer dans un imaginaire de spectateur.
    Un livre de cinéaste. Un livre d'artiste.

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