Karthala

  • Pourquoi le christianisme doit-il changer ou mourir ? Comment dire Dieu dans le langage du XXIe siècle ? Quel est le sens de l'athéisme moderne ? Quelle est la valeur historique des évangiles ? Quelle révolution Jésus, le croyant juif, a-t-il initiée par ses paroles et ses actes ? Comment actualiser aujourd'hui l'esprit qui l'animait ? L'Église catholique peut-elle se réformer en profondeur ? Telles sont quelques-unes des questions de ses lecteurs auxquelles répond l'évêque John Spong. Ce recueil de lettres ne s'adresse pas seulement aux chrétiens à la recherche d'une foi croyable dans la culture de notre temps. Il peut intéresser aussi toute personne sensible à une nouvelle vision du christianisme.
    L'évêque anglican américain possède une grande culture en exégèse qui lui permet de relire la bible juive et la bible chrétienne d'une manière critique et non littérale. Il a intégré aussi depuis longtemps, dans sa manière de penser et de croire, les connaissances philosophiques et scientifiques modernes. Notamment en astrophysique, en sciences de la vie et de l'homme. Une pratique de cinquante ans, comme pasteur et évêque, l'a mis à l'écoute de ses contemporains et de leurs interrogations.
    En complément de ses six ouvrages déjà traduits et publiés en français, ce livre pédagogique, fait de dialogues, en forme de questions/réponses, nous livre de nouvelles manières de dire Dieu, Jésus de Nazareth, notre humanité et comment vivre, de manière honnête et responsable, dans le monde qui vient... et qui est déjà là.

    Sur commande
  • Le quatrième évangile, appelé l'évangile de Jean, est une source biblique importante pour le christianisme. Il a joué un rôle déterminant dans l'élaboration des credo des IVe et Ve siècles qui ont durablement fixé la compréhension de la personne de Jésus dans le cadre d'une culture grecque qui n'est plus la nôtre. Au terme de cinq années de travail fondées sur les études des exégètes, John Spong en est arrivé à penser que cet Évangile doit être relu comme un livre juif, écrit pour des Juifs devenus chrétiens à la fin du premier siècle de notre ère, 65 ou 70 ans après la crucifixion.

    Cette communauté d'adeptes de Jésus représente un courant à l'intérieur de la synagogue jusqu'à la fin des années 80. En mettant en cause le statu quo religieux, ce mouvement occasionne progressivement des tensions, jusqu'à ce que, vers l'année 88, le Temple étant détruit depuis 70, les nouvelles autorités juives de l'époque expulsent les chrétiens. Dans une situation nouvelle, comment repenser alors Jésus par rapport aux écritures juives ? Comment se redéfinir chrétiens en dehors d'Israël ?

    Le quatrième évangile nous présente d'abord le livre des signes dans lequel des personnages comme la mère de Jésus, Nicodème, la samaritaine près du puits, le fils du fonctionnaire non juif, l'homme paralysé depuis trente-huit ans deviennent autant de symboles, pour exprimer la nouveauté de Jésus et le sens de son message. Une autre partie du livre est consacrée à la Passion : la souveraine liberté et l'autorité de Jésus y apparaissent, en particulier au cours de son arrestation et de son procès face au sanhédrin et à Pilate. La question de la résurrection y est longuement exposée. Le Jésus de cet évangile apparaît comme quelqu'un en qui se font jour une nouvelle conscience de Dieu et une nouvelle vision de l'existence humaine.

    Sur commande
  • John Shelby Spong, qui appartient à l'Église épiscopalienne des États-Unis (tradition anglicane), a été pendant vingt-cinq ans évêque de Newark dans le New Jersey. Dans son travail de terrain, il a très vite réalisé que le message sur Jésus était devenu confus, voire incompréhensible, pour beaucoup de femmes et d'hommes, rebutés par des textes enveloppés de mythes, de légendes et d'interprétations d'une autre époque. À partir d'une relecture des textes, il nous propose dans cet ouvrage un portrait du Jésus réel, à la fois prophète, porteur d'un message de fraternité et inventeur d'une voie dans laquelle le monde traditionnel du divin se trouve bouleversé. Il aborde avec la plus grande lucidité des sujets comme la naissance et l'enfance de Jésus, les miracles, la résurrection et l'ascension de Jésus. La version originale (Jesus for the Non- Religious, 1re éd. 2007 chez HarperCollins) s'est vendue à plus de cent mille exemplaires et a suscité un écho de grande ampleur dans le monde anglo-saxon. L'ouvrage de l'évêque J. S. Spong se situe dans la lignée des recherches qui, depuis le XIXe siècle surtout, ont entrepris de faire le tri, dans les quatre évangiles et les autres parties du Nouveau Testament, entre l'expérience faite en et avec Jésus et la culture alors disponible dont on s'est servi pour la dire. Cet énorme travail s'est encore accéléré dans la seconde moitié du XXe siècle, comme l'ont montré les livres de Jacques Giri, Les nouvelles hypothèses sur les origines du christianisme (Karthala, 5e éd. 2015), et de José Antonio Pagola, Jésus, approche historique (Le Cerf, 2012). Encore aujourd'hui, ce travail critique reste trop souvent entre les mains des exégètes et des spécialistes. Beaucoup de chrétiens, et de catholiques en particulier, n'y ont pas accès ou ne perçoivent pas les conséquences considérables que ces acquis devraient apporter dans les prédications et les homélies, dans la rédaction des catéchismes, dans les prises de parole des évêques et du pape et, tout simplement, dans la culture religieuse et les débats de société. En s'inscrivant dans ces traditions critiques, Jésus pour le XXIe siècle est un essai libre et franc pour donner sens et puissance à une vie de Jésus revisitée.

    Sur commande
  • Le catholicisme connaît une mutation de grande ampleur. Pourtant, ses transformations récentes telles qu'elles se manifestent sur le terrain, dans les paroisses et dans de nouveaux regroupements, ainsi que dans la cité font l'objet de rares études alors qu'une approche ethnographique paraît particulièrement pertinente pour répondre aux questions qu'elles posent. Comment le catholicisme est-il « travaillé » non seulement par le clergé et l'institution mais aussi et surtout par les croyants eux-mêmes ? Comment se manifestent les dynamiques globales de transnationalisation religieuse, d'individualisation des comportements et de mobilité des appartenances ? Quelles sont les pratiques de ceux qui se définissent comme catholiques aujourd'hui ?

    Cet ouvrage prend comme terrains d'étude la France, le Québec et la Belgique, trois pays francophones d'histoire imprégnée du catholicisme, mais dans un contexte de sécularisation avancée.

    Veillant à expliciter sa démarche, Ethnographies du catholicisme apporte également des éléments de réflexion méthodologique permettant d'appréhender ce qui se passe au plus près du religieux en train de se faire. Évitant les analyses « par la haut », il est proposé les résultats d'études inédites menées sur des sujets aussi variés que : les JMJ, la pop-louange, les pèlerinages, les ermites, la conversion, les parcours missionnaires, la paroisse, etc.

    Au final, ce panel d'observations apporte de précieux éléments d'analyse et de compréhension du catholicisme contemporain qui sauront captiver tout lecteur, qu'il soit spécialiste, étudiant ou juste curieux.

    Sur commande
  • " La sortie de mon errance dans la vie cléricale s'est produite lorsque j'ai choisi de rejoindre la vie commune " écrit Pierre Lebonnois (1943-2020) Depuis longtemps, la figure de l'homme qui quitte l'état clérical est connue et discutée. Mais, face à ce qui est devenu un phénomène massif depuis les années 1970, les interprétations continuent de diverger. Le catholique de la tradition idéalise toujours la figure du prêtre, en l'assimilant au culte et à la paroisse.
    Son statut, saturé de sacré, est à conserver, faute de quoi le christianisme court à sa perte. Pour le catholique entré dans une nouvelle compréhension de la foi, c'est une conduite considérée comme normale qu'un homme souvent entré jeune dans la prêtrise, avec l'obligation d'un célibat à vie se remette en question. Ma longue métamorphose se présente comme le récit autobiographique d'une vie passée pour une grande part dans ce XXe siècle qui a bouleversé tant de choses.
    Pierre Lebonnois y revisite son histoire personnelle et professionnelle, avec les images de la chrysalide et de la métamorphose qui ponctuent la naissance et l'existence de tout vivant. Comment passer d'un état, où l'on est séparé de la vie ordinaire des gens par un surmoi religieux, à la redécouverte de son moi humain qui vous mets sur un pied d'égalité avec les autres ? Le lecteur pourra y retrouver la démarche de Marcel Légaut, avec son insistance à ce que l'on parte de l'humain, et celle d'Eugen Drewermann, prêtre allemand devenu psychanalyste dont les écrits innovants furent condamné par la hiérarchie catholique au début des années 1990.
    Cet ouvrage nous livre aussi les intuitions et les espérances de Pierre Lebonnois sur l'avenir de la société et, en particulier, sur celui des chrétiens. Il pourra intéresser toute personne en recherche d'humanité et de sincérité dans ses choix d'existence personnels et collectifs.

    Sur commande
  • Au début du XVIe siècle, le christianisme était en crise, en proie à des conflits qui donnèrent naissance à la Réforme protestante. Un peu plus tard, le mouvement de Martin Luther fut suivi par une période révolutionnaire dans les connaissances humaines. Ces évolutions historiques et scientifiques eurent pourtant peu d'impact sur l'adhésion des chrétiens à des doctrines élaborées durant les premiers temps de l'ère chrétienne. C'est la raison pour laquelle le christianisme est devenu « in-croyable » (Unbelievable).

    L'exégète biblique et évêque John Shelby Spong soutient l'idée que le déclin progressif des Églises nécessite d'élaborer un tout nouveau genre de christianisme : une foi profondément en phase avec l'expérience humaine plutôt qu'avec des dogmes dépassés. Pour la vitalité du christianisme, il lance un appel aux chrétiens à actualiser leur foi à la lumière des progrès dans nos connaissances, notamment bibliques, et à questionner les enseignements rigides qui se sont renforcés avec la Contre-Réforme catholique.

    Par sa résistance révolutionnaire à l'autorité de l'Église au XVIe siècle, le mouvement de Luther peut encore servir de modèle, selon Spong, pour les chrétiens insatisfaits d'aujourd'hui. Alors que les réponses des Réformateurs sont, elles aussi, devenues insuffisantes, leur démarche peut encore nous servir de guide. L'idée de Dieu a-t-elle encore un sens ? Pouvons-nous encore en toute honnêteté suivre les credo historiques ? Des prétentions telles que l'infaillibilité du pape ou l'inerrance de la Bible ne sont-elles pas irrecevables ?

    L'auteur expose ici douze « thèses » pour aider les croyants d'aujourd'hui à reformuler leur foi. Avec cet ouvrage qui conclut sa carrière d'écrivain, l'évêque Spong continue à conjuguer une tradition intellectuelle rigoureuse et la recherche d'une foi chrétienne innovante. Son approche incite les chrétiens et autres croyants à entrer dans des perspectives qui donnent sens.

    Sur commande
  • Des religieux sur les routes de l'exil... L'épiscopat français reçu en corps au Vatican... Les documents de la couverture bornent le chemin d'histoire du catholicisme français que le livre propose, entre les crises qui opposent l'État et l'Église catholique à l'aube du XXe siècle et le concile Vatican II. Les vingt-quatre chapitres analysent des événements, des groupes, des personnalités, des débats pour revisiter soixante-dix années souvent agitées.
    Le premier ensemble est centré sur les crises et les ruptures des décennies 1900 et 1910, de l'offensive contre les congrégations religieuses à la Première Guerre mondiale en passant par la loi de séparation de 1905 qui entraîne des transformations décisives pour l'Église catholique en France.
    Le deuxième ensemble explore les voies du changement dont les formes sont très diverses dans le demi-siècle qui suit la «guerre des deux France»: mobilisations militantes, initiatives pastorales et missionnaires, pensée et action sociales, affrontements intellectuels.
    Le troisième ensemble aborde les années 1960 et 1970 marquées par l'événement Vatican II et ses conséquences durables en observant la participation française au concile, les changements diplomatiques et politiques, les tensions ecclésiales et sociales dans la France gaullienne confrontée à Mai-68.

    Christian Sorrel, agrégé et docteur en histoire, est professeur d'histoire contemporaine à l'Université de Lyon (Lyon 2). Spécialiste de l'histoire du catholicisme français et de ses relations avec la papauté, il a présidé l'Association française d'histoire religieuse contemporaine de 2014 à 2017.

    Sur commande
  • Nous sommes six amis de Marcel Légaut et nous faisons l'expérience de la fécondité humaine et spirituelle de ses écrits qui nous éveillent à l'essentiel. Au cours de quatre week-ends, nous nous sommes retrouvés pour nous dire en quoi la voie spirituelle proposée par Marcel Légaut faisait écho en nous. Cet ouvrage est le fruit de ces rencontres. À travers les huit thèmes abordés nous vous proposons de découvrir - ou de redécouvrir - en quoi cette voie est novatrice, audacieuse, existentielle, essentielle...
    Nous présentons ici son socle qui est la recherche par chacun de sa propre humanité, unique et singulière, exigence incontournable pour tout être humain, croyant de foi religieuse, agnostique ou athée. Pour Marcel Légaut, il s'agit, non pas d'exposer des considérations théoriques, mais de partager son propre cheminement d'homme affronté aux réalités de son existence. Pour le chrétien qu'il était, c'est à partir de cette base qu'il a fait l'approche du mystère de Jésus et du mystère de Dieu.
    Marcel Légaut nous a quittés en 1990, il y a tout juste trente ans. En lien avec l'Association Culturelle Marcel Légaut (ACML), celles et ceux qui l'ont connu, ses lectrices et ses lecteurs continuent de vivre aujourd'hui de son expérience et de sa démarche, parce qu'ils croient qu'elles sont source de maturation, d'approfondissement et d'humanisation. « L'essentiel ne s'enseigne pas. Il se révèle à chacun dans l'intime comme une annonciation que murmure l'espérance » (Marcel Légaut, Méditation d'un chrétien du XXe siècle, 1983).

    Les auteurs de ce livre sont pour la plupart des membres actifs de l'Association Culturelle Marcel Légaut. Guy Lecomte en a été l'un des présidents. Jacques Musset publie cette année un livre intitulé Marcel Légaut, L'appel à vivre vrai. Serge Couderc, Bernard Lamy, Jacques Musset et Joseph Thomas animent des rencontres spirituelles. Pierre Lebonnois témoigne ici de sa vie à la lumière de l'itinéraire et de l'expérience de Marcel Légaut.

    Sur commande
  • Les plus anciens textes chrétiens du Nouveau Testament l'attestent : Jésus de Nazareth est mort abandonné par ses disciples. Jugé coupable par l'autorité romaine, à l'incitation des responsables religieux juifs, il a été exécuté comme un criminel de droit commun. Son corps a très probablement été jeté dans une fosse commune, comme il était d'usage pour les condamnés. Les quatre évangiles situent sa mort aux alentours de la Pâque juive. Que s'est-il passé ensuite, au tournant des années trente de notre ère, pour que ses premiers disciples en viennent à parler de lui comme du Seigneur ressuscité ?

    La résurrection de Jésus se trouve au fondement même du christianisme. C'est cette expérience appelée « Pâques » qui a propulsé le mouvement chrétien dans l'histoire. John S. Spong tente donc, dans ce livre, de reconstruire le moment de cette expérience qui a transformé des disciples effondrés en intrépides témoins. Fidèle à sa méthode, l'auteur rappelle qu'il ne faut pas chercher de biographie historique dans les évangiles. Les textes qu'on y trouve ont été mis par écrit plusieurs dizaines d'années après la mort de Jésus.

    Une des originalités du présent ouvrage est de nous rappeler l'importance du midrash, cette façon juive de comprendre le présent à la lumière des textes anciens de la Bible. Ainsi, les images de la Victime expiatoire, du Serviteur souffrant et du Fils de l'homme, appliquées à Jésus par les premiers chrétiens, sont-elles incompréhensibles sans le recours aux textes de l'Ancien Testament. En s'éloignant de ses racines juives - et ce dès le IIe siècle - le christianisme a rapidement perdu le sens de ses textes sacrés auxquels il a alors attribué une valeur littérale parfois extravagante.

    Est-il encore possible d'entrer dans l'expérience pascale au XXIe siècle ? Spong en est persuadé et il nous emmène au tréfonds des textes bibliques pour retrouver l'expérience spirituelle des disciples, affirmant que Jésus est vivant. J. Spong écrit lui-même : « J'invite mes lecteurs à mettre de côté toutes leurs assurances religieuses et à pénétrer avec moi dans cette aventure qui tiendra un peu du roman policier quand nous explorerons la tradition midrashique qui nous conduit au coeur de Pâques ».

    Sur commande
  • La grande préoccupation de l'évêque John Shelby Spong a toujours été de sauver la Bible d'une lecture littéraliste. Tranchant sur la pratique de nombre de ses pairs, anglicans et catholiques, sa démarche est de relire l'Ancien Testament et le Nouveau, en tenant compte de la recherche exégétique des deux derniers siècles. Il est l'un des pionniers de l'initiation du grand public à une lecture de la Bible selon la méthode critique.

    Aujourd'hui encore, les courants fondamentalistes (évangéliques, pentecôtistes...), mais pour une part aussi les Églises établies s'en tiennent à une reprise mot à mot de textes écrits il y a deux millénaires, et bien plus pour la Bible juive, dans le cadre de pensée de l'époque. Beaucoup de croyants n'ont simplement pas été tenus au courant des études entreprises depuis le XIXe siècle. Le jour où les Églises catholiques et protestantes offriront au monde une alternative au fondamentalisme biblique reste donc à venir.

    J. Spong a jugé indispensable de faire entendre une autre voix dans l'arène publique. Son but dans ce livre est d'abord de libérer la Bible de l'emprise de ceux qui en font une vérité littérale, puis d'embrasser toute l'histoire sacrée à un niveau intellectuel auquel le littéralisme n'est jamais parvenu. Aux chercheurs, cet ouvrage paraîtra élémentaire. Pour les lecteurs qui n'ont qu'un souvenir imprécis des récits bibliques, il pourra être éclairant et stimulant. Son espoir est que, grâce à sa lecture, les fidèles des Églises chrétiennes autoriseront leurs esprits du XXIe siècle à découvrir une vérité de la Bible qui offre toujours un message de vie et de lumière.

    Sur commande
  • Notre époque assiste à une montée des fondamentalismes religieux. Dans des milieux en crise d'identité profonde, ce type de conviction peut sécuriser en donnant des repères considérés comme sûrs, immuables, véridiques. Depuis les attentats du 11 septembre 2001 et la proclamation de l'État islamique d'Irak et du Levant, la nébuleuse fondamentaliste islamique, dans sa forme djihadiste, inquiète par sa capacité croissante à attirer des musulmans et à recruter des non-musulmans fraîchement convertis, jusqu'en Europe.

    Or l'extrémisme d'inspiration musulmane, perçu à travers une actualité dramatique, ne se réduit pas à des conjonctures sociales et internationales. Il s'inscrit dans un fondamentalisme religieux particulier ou, plus exactement, dans un faisceau d'idéologies politico-religieuses qui, depuis plus d'un siècle, ont circulé dans les sociétés du monde musulman, surtout dans sa partie arabe, en réponse à une série de crises internes et externes.
    Malgré sa pertinence, l'analyse sociopolitique n'est donc pas en mesure, à elle seule, de rendre compte de la dérive fondamentaliste. La nature religieuse du phénomène ne peut être éludée. Elle implique une prise en compte des logiques inhérentes à la réflexion théologique. C'est ce que les spécialistes de l'islam réunis autour de Michel Younès ont entrepris d'expliquer. Ils vont au-delà d'une représentation superficielle de ce courant de pensée et des mobilisations qu'il inspire. Ils nous aident à comprendre plus profondément un phénomène religieux et politique devenu crucial en ce début du xxie siècle.

    Sur commande
  • Cet ouvrage rend compte d'une double libération. Celle de l'Église d'Amérique Latine qui a fini par suivre les recommandations du concile Vatican II, et celle de deux êtres humains qui ont tenté de mettre en pratique « l'option préférentielle pour les pauvres » dans leur chemin de vie personnel d'abord, commun ensuite.

    Ce que Claude et Nelly ont réalisé avec des Argentins est reproductible par tous et partout dans le monde. Voilà ce que veut montrer ce livre. Son titre et l'illustration de la couverture expriment ce qu'ils ont vécu et ce dont ils ont voulu témoigner : Humaniser la vie parce que Dieu s'est humanisé en Jésus.

    Les mots et l'attitude du nouveau Pape François leur ont confirmé le bien-fondé de leurs actions et le sens qu'ils avaient donné à leur vie. Ils reprennent à leur compte cette phrase extraite de la IIIe Conférence générale de l'épiscopat latino-américaine au Mexique le 13 février 1979 : « Dieu, dans l'histoire, pousse son peuple à lire les signes des temps et à découvrir, dans les aspirations les plus profondes des êtres humains, comme dans leurs vicissitudes, que l'Homme est appelé à bâtir la société pour la rendre la plus humaine, plus juste et plus fraternelle ». Cet ouvrage rend particulièrement compte à travers leurs multiples expériences combien les auteurs se sont attachés à être au plus près de cette aspiration.

    Sur commande
  • Cet ouvrage fait suite à la journée d'études du 5 octobre 2019 sur John Shelby Spong, lors de laquelle furent aussi discutées les idées de Joseph Moingt sur l'esprit du christianisme et cette partie de la théologie protestante familière de la culture moderne : la théologie du process et le protestantisme libéral. Cent quarante personnes ont participé à cette rencontre : des chrétiens en recherche, qui ont quitté la foi traditionnelle, s'en sont éloignés ou s'y trouvent mal à l'aise en raison des doctrines, des langages, des rites et de positions devenus obsolètes.

    La crise abordée ici, en particulier celle de l'Église catholique, ne se situe pas d'abord au niveau de l'organisation ou des structures des Églises. Beaucoup plus en profondeur, elle touche le coeur même du christianisme et la façon d'exprimer une fidélité vivante à Jésus de Nazareth qui, il y a vingt siècles, a donné son nom à notre « ère commune ».

    Le lecteur trouvera d'abord exposée la proposition de l'évêque Spong en réponse à sa question de base : pourquoi le christianisme doit changer ou mourir. Joseph Moingt, jésuite, nous questionnera sur une Église catholique toujours structurée autour du sacerdoce des prêtres et qui laisse peu de place aux laïcs. À travers la théologie du process, le pasteur Jean-Marie de Bourqueney nous ouvrira une fenêtre sur la recherche de Dieu comme énergie et puissance de vie. Si l'on ajoute les témoignages de personnes et d'un groupe sur l'étude des écrits de Spong, et les échanges qui ont ponctué la rencontre du 5 octobre, ce livre prend la forme d'un manifeste pour un christianisme d'avenir. Un christianisme ouvert et crédible, qui concerne notre génération.

    Sur commande
  • Les récits de naissance dans les évangiles font partie des textes bibliques les plus connus et, pourtant, leur sens authentique est voilé par des siècles d'interprétation littérale. John Spong relève ici les éléments concernant la naissance de Jésus dans les écrits du Nouveau Testament. Il commence par le témoignage le plus ancien, celui de Paul, disant de Jésus qu'il est « né d'une femme ». Le coeur de cet ouvrage est une étude biblique approfondie des premiers chapitres de Matthieu et Luc. L'évêque américain ouvre les yeux de ses lecteurs sur la tradition juive, le midrash, dans laquelle les auteurs bibliques ont trouvé leur inspiration. En s'appuyant sur les travaux d'exégètes reconnus comme Raymond Brown, John Spong propose une interprétation des récits de naissance innovante pour la plupart des lecteurs : Matthieu et Luc ne cherchaient pas à raconter la venue au monde de Jésus mais à consolider et défendre son statut de Messie. John Spong montre à quel point la lecture littérale de ces textes, telle qu'elle a eu lieu, depuis des siècles, est inadéquate d'un point de vue scientifique. L'auteur expose aussi les conséquences néfastes du littéralisme biblique. La hiérarchie de l'Église, exclusivement masculine, a préféré laisser de côté la figure de Marie-Madeleine et a fait de Marie, vierge et mère à la fois, l'image de la femme idéale. Mais cette Marie irréelle, asexuée, est un mythe, et la propagation de ce mythe a eu un coût pour les femmes au fil des générations.

    Sur commande
  • Jacques Leclerc du Sablon, prêtre de la Mission de France, est aussi agronome. Comme beaucoup de membres de sa communauté, il a exercé son métier une grande partie de sa vie, en particulier auprès des paysans de Tanzanie avec qui il a poussé la charrue, puis pendant de longues années en Chine à partir de 1989. Il vit aujourd'hui à Manille, accueilli par le cardinal Tagle, archevêque de cette ville qui compte de nombreux Chinois parmi sa population. Inspirées de ses quarante années de vie missionnaire, les pages de son nouvel ouvrage nous livrent les tenants spirituels de la « mission vécue comme dialogue ». L'esprit et la culture du dialogue, écrit l'auteur, « demandent une chose inouïe que j'ai apprise tout au long des années de mon chemin chinois. Cet inouï, c'est l'inversion missionnaire. La mission demande des êtres de don et non de conquête ». Comme d'aucuns vivent à la Bouddha, à la Confucius ou suivent la voie du taoïsme, Jacques Leclerc, lui, nous invite à « vivre à la Jésus », cette figure exceptionnelle qui est à la source de la tradition judéo-chrétienne telle qu'elle transparaît à la lecture des évangiles ou à partir de témoins comme Charles de Foucauld, Etty Hillesum ou Christian de Chergé. Un Jésus qui a fait de la rencontre des autres le chemin de la vérité, de la vie et du bonheur, et qui nous a transmis une nouvelle image et une nouvelle connaissance de Dieu. Jacques Leclerc le dit avec toute la force et la richesse de son expérience et avec des mots empruntés à sa tradition catholique.

    Sur commande
  • A la fin du XIXe siècle et au début du XXe, face à l'effervescence intellectuelle et sociale du monde européen, l'Église catholique vit repliée sur elle-même. Se sentant menacée par les remises en cause de la culture moderne, elle campe sur sa doctrine déclarée immuable. De l'intérieur cependant et en France notamment, des chrétiens prennent l'initiative de repenser le christianisme dans les domaines historique, biblique, philosophique, théologique et social. Leur objectif, c'est de faire entrer l'Église catholique dans la modernité afin d'actualiser l'Évangile en leur temps. L'historien Louis Duchesne, le bibliste Alfred Loisy, les philosophes et théologiens Maurice Blondel et Lucien Laberthonnière, le scientifique Édouard Le Roy, le militant social Marc Sangnier sont les grandes figures de ce mouvement. Rome prend peur. Les acteurs de cette renaissance prometteuse, que leurs adversaires nomment « les modernistes », sont condamnés, voire excommuniés. Le pape Pie X (1904 -1914) met en place dans toute l'Église un système de contrôle pour couper court à la résurgence possible du péril « moderniste ».

    Pendant cinquante ans (1914-1960), le catholicisme sera ainsi soumis à une chape de plomb sous les pontificats de Benoît XV, de Pie XI et surtout de Pie XII. La pensée officielle s'impose avec une redoutable fermeté. Les novateurs, notamment les membres des célèbres Écoles dominicaine du Saulchoir et jésuite de Fourvière, sont les cibles de la nouvelle inquisition. Les théologiens Chenu, Féret, Congar, De Lubac, Fessard, Teilhard sont ainsi destitués et même exilés. La traversée est rude pour tous ceux qui s'essaient à revivifier le catholicisme.

    Arrive le concile Vatican II initié par Jean XXIII. En dépit d'ouvertures et d'innovations, la doctrine dogmatique et morale sous-jacente demeure en très grande partie traditionnelle. Les questions posées par « la crise moderniste » restent sans réponse. Peu d'années après la clôture du concile, une régression s'opère sous Paul VI et va s'accentuer sous Jean-Paul II et Benoît XVI. Face à cette situation verrouillée et qui le demeure sous le pape François, de pensée classique bien que soucieux d'ouverture aux personnes marginalisées, la nécessaire mutation du catholicisme reste-t-elle possible ? A quelles conditions les questions des « modernistes » pourraient-elle être prises en considération ?

    Sur commande
  • Parmi les prophètes de la Côte d'Ivoire, Koudou-Gbahié paraît exceptionnel tant par l'histoire de sa vie elle-même qu'en raison des problèmes que celle-ci pose sur le plan de la compréhension historique et anthropologique.
    Tous les problèmes du contact entre christianisme et religions traditionnelles africaines, entre modernité et tradition, entre vie en ville et vie au village sont condensés dans l'existence de Koudou Gbahié. Ces problèmes touchent les domaines les plus débattus parmi les historiens et les anthropologues : le mort comme intermédiaire spirituel, le culte rendu à la tombe, la possession, la magie, la sorcellerie, le charisme, le consensus religieux et le consensus politique, le pouvoir de guérison et de voyance.
    Cet ouvrage apporte de nouvelles données sur une aventure prophétique qui s'est développée dans la seconde moitié du XXe siècle, jusqu'à se transformer en une nouvelle secte ou religion. Après avoir étudié le contexte social de la naissance de ce prophétisme, l'auteur nous fournit une série de documents. Le prophétisme pose des problèmes d'interprétation parce qu'il se présente à la fois comme une somme d'expériences individuelles irréductibles et comme la répétition d'une typologie standardisée.
    Une première réponse à ce problème est d'accueillir et de présenter, du moins pour certains prophètes et tant qu'il est encore temps, leur propre voix, en la mettant par écrit pour qu'elle puisse être utilisée également par les chercheurs à venir.

    Sur commande
  • C'est un beau livre que j'ai la joie de présenter. Il est l'oeuvre d'un prêtre qui vit son ministère dans un diocèse (la Seine Saint-Denis) où il n'a cessé d'être mêlé à des populations venues des quatre horizons de la planète. De plus, il a accepté de se mettre un temps au service de l'Eglise en Haïti, où il a lui-même expérimenté la condition d'étranger... Où Pierre a-t-il puisé cette capacité d'écoute et de compréhension ? Ceux qui, comme moi, le connaissent, vous le diront. Pierre est un musicien. Il a une oreille exercée. C'est aussi un homme qui, dans son ministère, a su cultiver une attitude d'attention au concret de l'existence personnelle et collective des autres. Pierre médite assidûment la Parole de Dieu. Cela, il l'a appris en famille d'abord, dans la paroisse de sa jeunesse, puis au Prado, une véritable école évangélique dans l'Eglise, dont il est membre. Enfin, Pierre a vibré à la manière propre des communautés latino-américaines d'entrer dans les Écritures, sans jamais lâcher leur traduction dans la vie sociale, personnelle et communautaire. Il a longuement ruminé l'itinéraire des personnages bibliques. Avec la même empathie profonde qui lui fait écouter les migrants, il est entré en communion avec Abraham, Moïse, Élie, Ruth l'immigrée, Tobit, Esther, Jérémie, Jean-Baptiste, Pierre, Paul... Jésus. Ce livre n'a pas de prétention scientifique, ce n'est pas un manuel d'exégèse. On pourra avoir envie de contester telle formulation, telle interprétation. Mais ce qui est incontestable, c'est la sagesse d'un amour sans faille, la vibration d'humanité ici livrée. Je veux remercier l'auteur d'avoir accompli ce travail et de le mettre à la disposition de tous ceux qui voudront s'en saisir. Ils y trouveront réconfort et encouragement pour un service toujours plus éclairé de leurs frères.

    Sur commande
  • Le rapport privilégié que la religion entretiendrait avec la violence est devenu l'un des poncifs du débat public. En proie au djihadisme et au radicalisme politique du christianisme évangélique, l'Afrique semble être un cas d'espèce. Mais cette pseudo-évidence soulève plus de questions qu'elle n'apporte de réponses. De quelle violence, de quelles religions, et même de quelle Afrique parle-t-on ? La guerre, en Afrique, a été politique, et non pas religieuse. Elle a eu pour objet le contrôle de l'état et des ressources, plutôt que celui des âmes, même si elle a pu emprunter, ici ou là, le langage de Dieu.

    Le chassé-croisé de la violence et de la religion doit être analysé au cas par cas, à l'échelle des terroirs historiques. Aux antipodes des généralisations idéologiques apparaît alors un objet sociologique très circonscrit : des mouvements armés d'orientation religieuse qui participent d'obédiences diverses, aussi bien islamiques que chrétiennes, conduisent des insurrections sociales, mais occupent une place marginale dans les interactions entre Dieu et César. Au fil de cette réflexion, c'est toute l'histoire de l'état en Afrique qui apparaît sous un jour nouveau.

    Sur commande
  • Gabriel Longueville, né en 1931, est parti comme prêtre « Fidei Donum » en Argentine, en août 1969. À Chamical, dans le diocèse de La Rioja, il va découvrir la vie des plus pauvres dont il voudra être solidaire. Avec Carlos Murias, son vicaire et son compagnon, il le paiera de sa vie en juillet 1976, au temps du terrorisme d'État et de la « sale guerre ».

    Dans un contexte de violents affrontements, Gabriel s'en prit aux graves situations d'injustice. Avec son évêque, Mgr Enrique Angelelli, dont il suivait pleinement les orientations pastorales, il dénonçait l'oppression qui frappait les petits paysans. Il encourageait des ateliers de tissage, des coopératives, partageait la vie des ouvriers, faisait prendre conscience aux pauvres de leur dignité ; et cela devint insupportable aux yeux de la dictature.

    Le 18 juillet 1976, une voiture de police vient chercher son vicaire Carlos. Gabriel ne veut pas se désolidariser de son sort. On retrouvera leurs corps, criblés de balles, à cinq kilomètres de Chamical. Puis huit jours après, Wenceslas Pedernera, un militant chrétien, sera abattu. Le 4 août, leur évêque, Mgr Angelelli, sera à son tour victime d'un assassinat masqué en accident. Dans leur enchaînement, la solidarité des quatre martyrs de La Rioja constitue la grande force spirituelle de ces événements.

    Dans l'esprit du pape François, ces martyrs, béatifiés le 27 avril 2019, deviennent une figure vivante de l'enracinement évangélique pour la défense des plus pauvres, face à un terrorisme d'État qui agissait sous le prétexte de défendre la civilisation chrétienne. Ce livre raconte l'itinéraire de Gabriel Longueville, inséparable de celui des trois autres martyrs.

    Sur commande
  • L'histoire des prêtres-ouvriers (en abrégé les PO) commence, dans les années 1940, comme une tentative pour l'Église de renouer le contact avec un monde ouvrier, alors largement éloigné d'elle, malgré les efforts des mouvements d'action catholique tels l'ACO et la JOC. L'expérience est mise en route avec l'accord de la hiérarchie catholique. Individuellement ou par petites équipes, dans le cadre de la Mission de France, de la Mission de Paris ou bien rattachés à l'évêque d'un diocèse ou à une société religieuse (dominicains, jésuites), des prêtres vont s'engager sur les grands barrages en construction ou dans les usines. Leur identité de prêtres va progressivement s'en trouver questionnée et transformée. Ils se disent « devenus prêtres autrement ».
    Très vite, ils se sentent en porte-à-faux par rapport à la conception traditionnelle du prêtre et ils réalisent que leur engagement les amène à une solidarité de vie et de lutte avec leurs camarades de travail. Au contraire, les évêques et Rome s'imaginent que ces prêtres doivent vivre selon le modèle et la définition classique du concile de Trente : l'homme du sacré, mis à part, l'homme du religieux, l'homme qui n'a pas à se compromettre dans les affaires du monde.
    Construit à partir d'une sélection de documents d'archives - ce qui en fait son originalité - cet ouvrage de référence nous fait revivre l'histoire tumultueuse des relations entre les évêques et les PO, de l'année 1950 au 31 mars 1954, date à laquelle entrera en vigueur la condamnation des prêtres ouvriers. Un affrontement et un tragique malentendu entre deux manières de penser le monde, Dieu, Jésus, de vivre l'Évangile et la pratique chrétienne, et même tout simplement de comprendre et de penser la réalité.

    Sur commande
  • Une équipe composée de chercheurs algériens et français ainsi que d'acteurs religieux analyse l'histoire de l'Église dans l'Algérie indépendante, en privilégiant les dimensions humaines et intellectuelles - voire spirituelles - du processus de sortie de guerre et de reconstruction de la paix. L'Église d'Algérie est un des lieux où ce processus s'est joué depuis soixante ans, dans des circonstances parfois dramatiques.

    Ont été rencontrés à l'occasion de cette recherche des dizaines de femmes et hommes, religieux ou laïcs, qui ont accepté de témoigner sur l'action accomplie en Algérie au sein de l'Église. Placés face aux mêmes défis, ils sont représentatifs d'une génération plus sensible à la présence, à la rencontre et au dialogue qu'au prosélytisme. Le corpus considérable d'entretiens recueillis constitue le socle d'une recherche d'histoire orale à laquelle la seconde partie de l'ouvrage « Voix et voies » est entièrement consacrée.

    La première partie dresse le cadre. Elle comporte une série d'études et de documents sur l'Église algérienne contemporaine : son inscription dans une histoire, ses évolutions doctrinales, son action culturelle, son action scolaire jusqu'à la nationalisation de 1976, son rayonnement international, le rapport à l'État algérien.

    La troisième partie est centrée sur des « Figures » : celles de trois évêques décédés, celles de protestants qui ont travaillé étroitement avec l'Église, et enfin celles des religieuses et religieux que leur assassinat dans les années 1990 puis leur béatification en décembre 2018 à Oran ont fait sortir de l'ombre.

    Sur commande
  • Formée par la cate´che`se eccle´siale où la dimension missionnaire est toujours présente et organisée dans des mouvements para-eccle´siaux (scoutisme, patronage, mouvements de de´votion, associations d'e´tudiants, etc.) ou dans des programmes d'engagement volontaire, la jeunesse chrétienne a constamment e´te´au centre des pre´occupations des organismes de mission.
    En Europe, comme en Afrique, en Asie et dans les Ame´riques, la jeunesse a e´te´ un destinataire puis un acteur des activite´s des organisations missionnaires et des Églises. C'est autour de cette thématique de l'enfance et de la jeunesse dans les Missions chrétiennes à l'époque contemporaine que le Crédic a choisi d'orienter ses travaux pour son 40e colloque, tenu à Lyon en août 2019.
    Au moyen d'études de cas proposées par des chercheurs d'Afrique, d'Asie et d'Europe, cet ouvrage explore la propagande missionnaire à destination de la jeunesse dans le monde entier, examine l'engagement des jeunes, notamment étudiants, en faveur de la mission et tente d'évaluer la place qu'ils occupent dans les Églises nées de la mission. Il entend ainsi donner quelques repères utiles à la recherche historique sur le sujet et susciter la poursuite de l'exploration des quelques pistes ici entrouvertes.
    Direction scientifique:
    Émilie Gangnat est docteur en histoire de l'art, aujourd'hui en charge, pour le Service du Patrimoine, des fonds basques et anciens de la Médiathèque de Bayonne.
    Anne Ruolt est docteur en sciences de l'éducation, professeur à l'Institut Biblique de Nogent et vacataire à l'Université de Rouen, membre associée des Laboratoires GSRL, CIRNEF, LISEC.
    Gilles Vidal est docteur en théologie et en histoire contemporaine, maître de conférences à l'Institut Protestant de Théologie - Faculté de Montpellier, codirige le Centre Maurice Leenhardt de recherche en missiologie, membre du laboratoire CRISES (Université Paul-Valéry-Montpellier 3).

    Sur commande
empty