La truite rompt la glace (premier cycle)
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La truite rompt la glace (premier cycle) (édition bilingue russe/français)

À propos

La Truite rompt la glace, titre du premier cycle, écrit en 1927, donne son titre au recueil de 1929 qui en comporte six. Grâce au nerf et à la couleur de la traduction de Serge Lipstein, le public francophone va pouvoir enfin connaître un grand poète russe atypique. La truite prisonnière de la glace peut être perçue comme l'homosexuel frappé d'interdit et qui cherche à se libérer. Les coups de queue donnés par la truite rythment le progrès du recueil, au nombre de douze avec deux prologues et un épilogue : ce sont des moments émotionnels et non des étapes autobiographiques. Pas de chronologie à proprement parler, mais une poétisation du réel : une soirée à l'opéra, un petit-déjeuner, une lettre, le départ d'un amant... Mort et résurrection, mort et transfiguration car l'imagination créatrice de Kouzmine est empreinte de mysticisme, de gnosticisme, de religiosité. Les amants se retrouvent pour fêter au champagne l'An neuf. Une Note de l'éditeur, une postface, des notes abondantes et une Notice biographique aideront le lecteur à entrer dans cette oeuvre originale injustement méconnue.

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Rayons : Littérature générale > Poésie > Lyrique

  • EAN

    9782918444336

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    94 Pages

  • Longueur

    19 cm

  • Largeur

    14 cm

  • Poids

    126 g

  • Distributeur

    Dod & Cie

  • Support principal

    Grand format

Infos supplémentaires : Multilingue   Broché  

Mikhaïl Kouzmine

  • Naissance : 1-1-1872
  • Décès :1-1-1936 (Mort il y a 84 ans à l'âge de 64 ans)

Mikhaïl Alexeïevitch Kouzmine (1872-1936) fut prosateur, poète et compositeur dans la Russie du dernier tsar puis dans la jeune URSS. Ouvertement homosexuel dans la vie comme dans ses oeuvres, dandy aux yeux aussi magnétiques que la voix pour dire ses vers, selon Marina Tsvetaïeva, figure de l'intelligentsia de Saint-Pétersbourg jusqu'aux années 20, il fut contraint, comme tant d'artistes, au silence par la dictature stalinienne. Sa prose est connue en France depuis la parution de son roman Les Ailes et de quelques nouvelles. Mais le poète reste à découvrir. EO publiera en 2018 la traduction de la biographie parue en 1999, Mikhaïl Kouzmine, A life in Art, de John E. Malmstad et Nicolaï Bogomolov (Harvard University Press). La vie du poète se partage, comme tant d'autres vies, entre avant et après la Révolution d'octobre. La seconde partie, sous Staline, le réduit au silence malgré l'immense succès de sa dernière lecture publique en 1928 à Léningrad et la publication de La Truite rompt la glace l'année suivante. Il ne mourra pas fusillé comme tant d'autres (et en particulier son dernier compagnon), mais abandonné dans un couloir d'hôpital. Les oeuvres d'Akhmatova, Essenine, Tsvetaïeva, Blok, Maïakovski, Biély, Mandelstam et même Ivanov ont survécu à l'oubli. Il est temps de rendre justice à la poésie de Mikhaïl Kouzmine dont La Truite rompt la glace est le chant du cygne.

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